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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:05

(CRP/Syfia) Pour encourager des femmes à poursuivre des études supérieures, à Pointe-Noire, un centre d’enseignement privé initie des tests. Avec à la clef, l'opportunité d’étudier gratuitement pour un petit nombre de lauréates.

"C’est un miracle de renouer avec les études ! Avec mon salaire, il m'aurait été difficile de trouver chaque année 350 000 Fcfa (plus de 530 €) pour les financer", admet Éliane Tsaka, la trentaine et camerawoman dans une télévision privée de Pointe-Noire. Éliane va poursuivre une formation (BTS) en transport et logistique. Elle fait partie des lauréates retenues par l’École africaine de développement (EAD), qui assure leurs frais d'écolage pendants deux ans. Cette structure d’enseignement supérieur privé a organisé un test (culture générale, histoire, littérature, etc.) l’année dernière (5 lauréates) et cette année (2 lauréates).

Pour Eliane, ce test réussi vient combler des études universitaires abandonnées, il y a une dizaine d’années, après la disparation de ses parents et l'impossibilité de se rendre à Brazzaville, à 515 km de Pointe-Noire où se trouve l’unique université publique. "Je ne pouvais pas aller à Brazzaville. Je ne voyais pas comment m’acheter des fournitures, me nourrir et payer le loyer sur place. J’ai donc décidé de m’inscrire dans un centre privé à Pointe-Noire. Mais, là aussi, je n’avais pas d’argent pour les frais scolaires. J’ai donc décidé d'arrêter mes études au niveau du bac", se souvient-elle.

"Former une élite féminine"

Pour Nadine Djo Lokaté, journaliste à MCRTV et lauréate de cette année, "les femmes aspirent à l’autonomisation et à l’égalité aux postes de responsabilités. Mais, nous devons avoir les profils nécessaires. La formation est une arme pour 'tenir tête aux hommes'." Une analyse qu’approuve Madeleine Paka-Zoulouka, directrice départementale de l’Intégration de la femme au développement à Pointe-Noire : "Par le passé, les étudiants se prenaient en charge à Brazzaville grâce à la bourse dont le seul critère était l’âge. Actuellement, cette dernière est sujette à un concours... Quant au privé, les coûts sont élevés."

Les responsables de l’École africaine de développement évoquent ainsi une "responsabilité sociétale" : "En formant cinq Congolaises, nous acceptons de perdre en deux ans, 3,5 millions de Fcfa (plus de 5 300 €), car nous voulons contribuer à former une élite féminine. Chaque année, nous procéderons ainsi", promet Vincent Madzou, président directeur général de l’EAD. La responsable marketing de ce centre, Carine Patricia Emma Mbéri, ajoute : "Il faut doter la femme d’éléments lui permettant d’accéder à l’autonomisation."

Les lauréates rêvent ainsi déjà à leurs diplômes de fin de formation et à d'éventuels postes à responsabilités.

John Ndinga-Ngoma

Mai-Juin 2015

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com