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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 17:32

(CRP/Syfia) Musique, contes, théâtre… Le Festival international d’expression féminine (Fief) se tient chaque année à Pointe-Noire. Il se veut une vitrine pour révéler des talents d'artistes africaines et parler du sort réservé aux femmes dans la société.

A Pointe-Noire, à l’Esplanade de la mairie du 4ème arrondissement Loandjili, se tient chaque année le Festival international d’expression féminine. Le Fief propose des spectacles d'artistes du Congo Brazzaville, de la RD Congo, de la République centrafricaine et d’autres pays du continent. En 2015, cinq groupes d'une dizaine de membres chacun, tous dirigés par des femmes, étaient présents. "C’est un festival conçu par une femme, pour les femmes !", résume Germaine Ololo, la quarantaine révolue, initiatrice dudit festival, comédienne responsable de la compagnie théâtrale Issima.

Pour la promotrice du Fief, l’initiative vise à soutenir et accompagner les femmes dans l’exercice de leur art : "Jusque là, elles avaient du mal à diffuser leurs œuvres. À travers le festival, elles trouvent une réelle opportunité. Cette année par exemple, l’atelier Nsan’art et le centre de formation Les ambassadeurs ont eu le privilège d’exposer et de vendre leurs œuvres", explique Germaine Ololo.

L'initiatrice du Fief voit aussi dans son Festival "une tribune d’expression majeure pour les femmes qui n’avaient souvent droit qu’à une portion congrue dans les différents festivals et peinaient à jouer les premiers rôles." La comédienne ivoirienne Edwige Kouamé, qui a participé à l’édition du Fief 2015 en mai dernier, confirme : "Les femmes ont du talent, mais des difficultés pour l’exprimer, parce qu’elles ne décrochent toujours pas les rôles majeurs."

"Cette fois-ci je dis non !"

Depuis 2004 et les débuts du Fief, la situation a donc peu évolué... Germaine Ololo se souvient : "En 2001, lors du Festival international de l’acteur de Kinshasa, j’ai demandé à Nzeye Van Moussala, un metteur en scène de pièces de théâtre de RDC, pourquoi les femmes n'avaient pas souvent des rôles majeurs lors des spectacles. Il m’a répondu : 'Tant qu'elles ne se prendront pas en charge, elles joueront toujours des rôles de second plan !'."

Depuis plus de 10 ans, Germaine tente de faire changer les choses. Saintrik Mayitoukou, artiste musicien du Congo Brazza basé au Sénégal, invité au Fief 2015 pour des formations en son et lumière, observe quelques avancées : "Ce festival donne aux femmes la possibilité de s’exprimer différemment. On vient les voir pour leur talent et non pour leurs formes physiques comme très souvent."

Au cours du Fief 2015, des chansons et des pièces de théâtre ont ainsi parlé de la lutte contre les multiples violences faites aux femmes. La pièce de théâtre "Le plaidoyer", de Germaine Ololo, a dénoncé par exemple les injustices dont elles sont victimes. De son coté, Edwige Kouamé dans la chanson "Cette fois-ci je dis non !", a peint l’histoire d’une femme qui dit à son mari : "Chéri, si c’est à cause des biens matériels que tu me donnes que tu te permets de me traiter ainsi, je préfère te les remettre plutôt que de vivre toutes ces souffrances morales et physiques !"

Dans leur Fief, les femmes semblent avoir réussi à se faire entendre. Chaque jour et pendant une semaine à Pointe-Noire, 200 spectateurs en moyenne ont assisté aux représentations. De quoi donner du courage à toutes ces artistes et en particulier à Germaine. Entre deux éditions du festival, cette dernière continue ses représentations théâtrales pour marteler son message.

Serge Patrick Mankou

Juillet 2015

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com