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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 17:30

(CRP/Syfia) A Dolisie, poussées par leurs parents, des jeunes filles de plusieurs collèges ou lycées étudient et vendent à la récréation jus ou gâteaux. Avec la bénédiction des responsables des établissements en question.

Elles portent de petites glacières ou de petits pots en plastique contenant des jus de bissap et de gingembre ou des gâteaux... Dans les lycées et collèges de Dolisie, aux heures des recréations, nombreuses sont les jeunes filles à exercer un petit commerce.

"Certaines d'entre nous arrivent ainsi à avoir en permanence de l’argent pour payer les travaux dirigés ou assurer leurs déplacements en bus de la maison à l’école. Je fais ce commerce depuis 2010 et je n'ai pas repris une seule classe", explique Urbaine Pambou Boukandou, élève de seconde au lycée Victor Sathoud de Dolisie et vendeuse de jus de bissap. Dorcia Poungui, une autre élève du même établissement, ajoute : "Mon petit commerce m’a permis d'acheter le roman 'L'Etranger' d’Albert Camus, un des livres de notre programme scolaire."

Ces petits commerces sont encouragés par certains parents et rendus possibles par des responsables d’écoles. "Les élèves ne dépendent ainsi que de temps en temps financièrement des parents et elles ont en permanence de l’argent de poche. Voilà pourquoi nous leur remettons un peu d'argent pour entreprendre ces petits commences", justifie Clarisse Dikambi, la maman d’Urbaine.

D'abord les études

Même tolérance chez Jean Félix Bivihou, directeur du complexe scolaire Souenet II de Dolisie : "D'un commun accord avec le bureau des parents d’élèves, nous avons jugé utile de libéraliser cette activité pour que les enfants vendent pendant la récréation." Daniel Moukoko, surveillant général au lycée Victor Sathoud, n'y voit, lui non plus, rien à redire : "Nous paressons indulgents, voire impuissants, car l'enfant peut venir vous dire qu’avec ce commerce elle peut payer ses travaux dirigés."

Mais, ces élèves réussissent-ils aussi bien que les autres ? A en croire certains, oui. "Avec ma compagne, nous nous sommes connus quand elle était en 3e. Aujourd'hui, elle est en terminale. Elle n'a pas repris une seule classe et continue de vendre ses gâteaux madeleines", constate, admiratif, le compagnon de Carène Goma. Jean Félix Bivihou confirme : "Ces enfants réalisent de bons résultats scolaires. Leurs commerces ne les gênent en rien."

Ce à quoi certains font tout de même remarquer que les élèves ne sont pas égaux face à ces petits boulots... Ainsi, la plupart du temps, seules les filles exercent un petit commerce dans les écoles. Les garçons ne se sentent pas concernés ou ne sont pas encouragés à la faire par leurs parents... Par ailleurs, certaines élèves n’arrivent pas à cumuler études et travail et finissent par abandonner l'école pour, disent-elles, gagner plus d'argent.

D'où l'intérêt de se consacrer d'abord à ses études pour avoir au moins son bac et ensuite seulement exercer un petit commerce. Une ancienne étudiante en Sciences et techniques de la communication (STC) de l'Université Marien Ngouabi, aujourd’hui journaliste, explique sous anonymat : "Quand j'étais à la fac, je vendais de l'arachide. Grâce à ces petites recettes, j'ai supporté en partie mes études jusqu'à l'obtention de ma licence."

Max Ferhynel Poudi

Juillet 2015

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com