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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 17:11

(CRP/Syfia) A Nkayi et Pointe-Noire, deux guichets uniques ont été installés il y a plus d’un an pour aider les victimes de violences (sexuelles, conjugales, etc.). Dans ces espaces d’écoute et d’orientation, police, justice, pouvoirs publics et OSC ont pris l'habitude de combattre ensemble l’impunité.

Le tribunal de grande instance de Madingou (capitale du département de la Bouenza, au sud du pays) a rendu son verdict : "Des quatre violeurs en détention préventive au commissariat de police transférés au Tribunal de grande instance de Madingou, le premier est condamné à sept mois d'emprisonnement ferme et une amende de 550 000 Fcfa (près de 850 €). Le deuxième, mineur, est remis en liberté provisoire (en attendant que le juge d’instruction relance le dossier, Ndlr). Les deux autres accusés sont en attente", a expliqué André Mbani, prestataire au guichet unique (GU) de Nkayi à propos des conclusions de ce verdict rendu en février dernier.

A Pointe-Noire, où était implanté l'autre GU, un rapport de suivi datant d’octobre 2014, évoque de son côté cinq autres violeurs transférés au Tribunal de grande instance de Pointe-Noire avec l’aide du commissariat central de police : "Mami Ngoka, juge d’instruction au Tribunal de grande instance de Pointe-Noire a entendu les deux parties. Il ne lui reste qu’à auditionner les témoins. Elle précise que l’audience publique ne pourra se dérouler que lors des sessions criminelles." Ces sessions doivent en principe se tenir tous les 3 mois, mais faute de moyens financiers, elles ne se déroulent actuellement que tous les 2 ou 3 ans...

Porter plainte, éviter de s'arranger à l'amiable

Des délais qui représentent une éternité pour les victimes. A Pointe-Noire par exemple, la mère de Héléna (10 ans), se plaint de la lenteur de la justice pour juger le bourreau de sa fille. Toutefois, entre début 2014 et avril 2015 les deux guichets uniques ont représenté une avancée. Ces espaces d’écoute, d’appui psychologique et d’orientation des victimes ont été mis en place dans le cadre du projet "Accès aux soins, à la justice et à l’appui économique des femmes et enfants victimes des violences sexuelles et domestiques". Un projet financé par l'ambassade de France au Congo et piloté par Azur Développement, une OSC congolaise.

Selon le rapport final dudit projet datant de mai dernier, sur 300 victimes de violences (sexuelles, conjugales, physiques, etc.) qui devaient en principe être reçues en 15 mois, seules 162 (82 à Pointe-Noire et 80 à Nkayi) ont été écoutées et appuyées psychologiquement. Emeline Nkosso, prestataire au GU de Pointe-Noire, explique : "La majorité des victimes sont déterminées à dénoncer leurs bourreaux à la police ou à la justice. Les GU assurent le suivi de leurs plaintes et restent en contact permanent avec les parents des victimes."

Si moins de victimes ont été finalement entendues, c'est toutefois parce que certaines familles préfèrent encore résoudre leurs conflits à l’amiable. Bien que la loi ne prévoit pas cette forme de résolution par ailleurs culpabilisante et très difficile à vivre pour les victimes, certaines familles exigent des bourreaux de leurs enfants de l'argent devant la police ou à la gendarmerie.

GU à pérenniser

Monica Ngalula, assistante juridique à l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), rappelle que le Code pénal réprime sévèrement le viol : "Tout attentat à la pudeur, consommé ou tenté sans violence sur la personne d’un enfant sera puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 4 000 à 1 million de Fcfa (de 6 à plus de 1 500 €)."

Même si la loi n'est pas toujours appliquée, les deux guichets uniques ont permis de lutter contre l'impunité. Lors de sa visite du guichet unique de Nkayi en octobre dernier, Jean-Pierre Vidon, ambassadeur de France au Congo, s'est insurgé : "Les violences domestiques et sexuelles envers les personnes fragiles et vulnérables sont un fléau intolérable qu’il faut combattre (...) Elles laissent des corps et des âmes profondément meurtris, voire brisés."

Sabine Damba Mayouma, directrice départementale de l'Intégration de la femme au développement de la Bouenza, souhaite donc pérenniser les GU, restés, depuis la fin du projet et des financements, des centres d'écoute et d'orientation des victimes : "Ce dispositif, une première à Nkayi, a permis à ce que les pouvoirs publics, la police, la gendarmerie, la justice, des psychologues et des OSC dénoncent ensemble les bourreaux des victimes de violences."

Aiguille de Moussakanda

Août 2015

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com