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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 17:05

(CRP/Syfia) A Pointe-Noire, Rose Ngoma-Ngouma, la cinquantaine, mère de six enfants, soigne depuis plus de 30 ans des malades avec des remèdes naturels. Elle a par ailleurs co-fondé Cosmetic Congo, un petit groupement de tradi-thérapeutes qui valorise les plantes en produits de beauté.

Femme Plurielle : Vous êtes membre de Cosmetic Congo, que faites-vous concrètement dans cette structure ?

Rose Ngoma-Ngouma : Cosmetic Congo est un réseau de chercheurs qui travaillent sur des produits naturels. Nous utilisons différentes plantes comme ingrédients pour fabriquer des produits de beauté (crèmes, huiles, etc.). Notre réseau a été crée en 2003, inspiré par la Cosmetic Valley (association crée en 1994 regroupant des acteurs de l’industrie cosmétique du centre de la France, Ndlr), en collaboration avec la Chambre de commerce de Pointe-Noire (Congo Brazzaville).

En dehors de ce réseau, vous fabriquez des remèdes à base de plantes, pourquoi ?

R.N.N : C’est un héritage de mes grands-parents. A la maison, ceux-ci utilisaient les plantes domestiques et sauvages pour nous guérir de diverses maladies. Quand j’étais enfant, j’aimais les imiter. Chez nous, soigner les gens traditionnellement est un don naturel. Constatez-le vous-même : dans chaque famille congolaise, quelqu’un utilise par exemple toujours une tisane pour se soigner. C’est dans nos us et coutumes.

Personnellement, je transforme les feuilles de corossol, de citronnelle, de kinkéliba, afin de soigner le paludisme, les maladies de peau, les maux de dents, etc.

Voudriez-vous nous retracer votre parcours ?

R.N.N : Je n’ai pas vécu dans une famille riche. Pour nous maintenir en bonne santé, les parents avaient toujours recours à des tisanes traditionnelles. Nous n’avons pas connu les hôpitaux modernes comme les autres enfants. C’est en 1983, quand j’ai eu mon premier fils, que j’ai commencé à préparer moi aussi des tisanes avec des plantes domestiques comme la citronnelle que l’on trouve autour des maisons. Plus tard, j’ai fabriqué mon premier ‘produit amélioré’ pour soigner les yeux de mon cinquième fils : un collyre à base d’huile et de feuilles de kinkéliba. Depuis, j’ai initié mes enfants à se soigner avec des plantes. Nous nous transmettons donc cet héritage de génération en génération.

Vous avez certes hérité cette pratique de vos grands-parents, mais aujourd’hui, la médecine traditionnelle requiert tout de même un minimum de formations, non ?

R.N.N : Effectivement. En 1998, je suis partie en Côte-d’Ivoire étudier à la Faculté de théologie évangélique de l’alliance chrétienne (Fateac). Là-bas, j’ai suivi plusieurs formations liées à la médecine générale, entre autres sur la santé primaire. De retour au pays, en 2003, j’ai intégré Cosmetic Congo, un réseau de tradi-thérapeutes. Les connaissances acquises m’ont permis d’évoluer, au point de fabriquer aujourd’hui moi-même des produits à base de plantes qui peuvent se conserver pendant cinq à huit mois.

Quels sont les produits que vous fabriquez et dans quelles conditions ?

R.N.N : Je fabrique notamment des pommades, des crèmes cosmétiques, des poudres, des savonnettes cosmétiques, des huiles essentielles, des sirops à eau, etc. Je travaille de façon artisanale, dans ma cuisine, avec des outils rudimentaires

Et aujourd’hui vous avez un métier…

R.N.N : Avant, je soignais les gens par compassion, en tant qu’épouse de pasteur. Pendant beaucoup d’années, j’ai distribué gratuitement mes produits aux malades. Aujourd’hui, j’ai fait de cette activité un métier grâce auquel je prends en charge ma famille et soutient les autres autour de moi.

Quels sont vos rapports avec les institutions sanitaires du pays?

R.N.N : Je suis connue de la direction départementale de la santé et je me forme régulièrement à Brazzaville au contact des docteurs et agents de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de mieux comprendre certaines pathologies.

Tout n’est pas quand même rose… Quelles sont vos difficultés?

R.N.N : Mes difficultés sont d’ordre matériel et financier. Je manque de machines pour accroitre ma production. Il me faudrait également un local pour mettre sur pieds un bon laboratoire.

Quels sont vos projets à venir ?

R.N.N : Créer une école des métiers de la médecine naturelle, pour transmettre cette connaissance aux personnes qui voudront se former, notamment les enfants dit de la rue. Je souhaite valoriser ce savoir dans le monde entier !

Propos recueillis par Haircy Mbimi

Août 2015

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Published by Syfia Congo Brazza
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commentaires

Mfoutou massouangui Joseph 20/08/2016 16:43

J ai ete vraiment interresse mais de nos jours les gents ont vraiment tendance de negliger la tradition et de donner une forte consideration au modernisme c est ce qui entraine la quasi disparution de la tradition nous nous sous estimons nos tradi-therapeutes car notre influence est dabord lieu mentalement avant de se propager dans la vie courante

Mfoutou massouangui Joseph 20/08/2016 16:43

J ai ete vraiment interresse mais de nos jours les gents ont vraiment tendance de negliger la tradition et de donner une forte consideration au modernisme c est ce qui entraine la quasi disparution de la tradition nous nous sous estimons nos tradi-therapeutes car notre influence est dabord lieu mentalement avant de se propager dans la vie courante

Mfoutou massouangui Joseph 20/08/2016 16:43

J ai ete vraiment interresse mais de nos jours les gents ont vraiment tendance de negliger la tradition et de donner une forte consideration au modernisme c est ce qui entraine la quasi disparution de la tradition nous nous sous estimons nos tradi-therapeutes car notre influence est dabord lieu mentalement avant de se propager dans la vie courante

Mfoutou massouangui Joseph 20/08/2016 16:42

J ai ete vraiment interresse mais de nos jours les gents ont vraiment tendance de negliger la tradition et de donner une forte consideration au modernisme c est ce qui entraine la quasi disparution de la tradition nous nous sous estimons nos tradi-therapeutes car notre influence est dabord lieu mentalement avant de se propager dans la vie courante

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com