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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 19:12

(CRP/Syfia) Sous-informées, des femmes entreprenantes peinent à quitter l’informel pour l'économie formelle. A Dolisie (Niari), au cours d’un débat communautaire, des autorités administratives leur ont conseillé de déclarer officiellement leurs petits commerces.

"Tenancière d’espace traiteur, vendeuses de beignets, brioches, yaourt ou jus de fruits naturel, secrétariat-express…" A Dolisie, beaucoup de femmes excellent dans le petit commerce de manière informelle. Elles ignorent comment créer ou faire fonctionner dans les règles légales une entreprise. Pour tenter de combler ce déficit en informations, un débat communautaire sur le thème "L’entreprenariat en milieu féminin" a été organisé en septembre dernier à Dolisie (département du Niari).

Un débat animé en kituba par Victor Bivihou et Max Ferhynel Poudi, deux journalistes du projet "Journalistes, associations et autorités locales contribuent à un meilleur respect des droits des femmes rurales pour lutter contre la pauvreté". Les échanges se sont déroulés sous la supervision de Marien Nzikou-Massala, coordonnateur adjoint dudit projet. Un projet financé par l’Union européenne et piloté par le Centre de ressources pour la presse (CRP) en partenariat avec Syfia international.

Au cours de ce débat, une dizaine de participantes ont reconnu mener des activités plutôt prometteuses, mais dans l’informel, ignorant les conditions à remplir pour être dans le formel. "Je fabrique et vends des brioches. Dans cette activité, j’emploie trois enfants à qui je donne un pourcentage en fonction des ventes. Je n’ai aucun papier de la direction des Petites et moyennes entreprises (PME) pour me couvrir", a reconnu Jacqueline. Une vendeuse de friperie a de son côté affirmé ignorer l’existence de cette direction locale des PME.

Plus de crédits, moins de tracasseries

Lors des discussions, Samuel Kourouda, directeur départemental des PME pour le Niari, a insisté sur "l'obligation pour les femmes qui veulent exercer des activités réglementées d'avoir l’autorisation et un agrément définitif du ministère de tutelle. Après avoir déposé une carte photo, une photocopie de la carte nationale d’identité et versé 100 000 Fcfa (150 €), les femmes intéressées recevront une déclaration d’entreprise."

Rappelons que pour être en conformité avec la loi, les commerçantes n’ont pas besoin d’aller jusqu’au ministère des PME à Brazza. Quant aux 100 000 Fcfa déposés à la direction départementale des PME du Niari à Dolisie, ils ne sont à verser qu’une seule fois. Cependant, une fois la déclaration d’entreprise effectuée, les commerçantes devront payer diverses taxes annuelles.

Pour les participantes au débat, le jeu semble malgré tout en valoir la chandelle. Madame Yeké Ambroisine, chef d’antenne du fonds de garantie au Niari, a parlé de sa structure publique, qui facilite l’octroi des crédits aux opérateurs économiques enregistrés et agrées comme PME : "Pour recevoir notre aide, allant de 400 000 à 5 millions de Fcfa (600 à plus de 7 500 €), vous devrez également ouvrir un compte à la microfinance SOFIDE, accompagné de votre projet. Nous enverrons le tout à Brazzaville pour validation." Elle a par ailleurs tenté de rassurer les participantes : "Si vous êtes en règle, vous ne serez jamais inquiétées par les différents services de répression (impôts, police, etc., Ndlr)."

Lors de ce débat, l’un des chefs de zones du quartier n°1 Baloumbou, Jeanne Dousieni, a suggéré aux femmes de se regrouper autour d'activités communes pour obtenir plus facilement le sésame leur permettant d’ouvrir une PME : "Nous devons nous approprier la culture des Ouest-africains, qui consiste à acheter la déclaration d’entreprise en groupe." Jean Félix Matondo, chef du quartier Aéroport, a lui promis de "vulgariser ces sages conseils, pour permettre à toute femme qui veut entreprendre une activité formelle de s’inspirer de ces expériences et de se prendre en charge."

Max Ferhynel Poudi

Décembre 2015

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com