Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
  • Contact

Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

Recherche

.

Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 15:46

(CRP/Syfia) Dans le département des Plateaux, peu d'agriculteurs accèdent à des terres cultivables. Une vingtaine de groupements agricoles de Djambala et ses environs ont débattu de ce problème avec des propriétaires terriens et des autorités.

"Louer des terres, ne pas pouvoir y travailler avec un tracteur, se voir confisquer le terrain après un conflit entre propriétaires…", tels ont été les principaux maux décriés par les participants au débat communautaire sur "l’accès difficile aux terres cultivables". Un débat organisé en octobre dernier par le Centre de ressources pour la presse (CRP) en partenariat avec Syfia international dans le cadre du projet financé par l’Union européenne "Journalistes, associations et autorités locales contribuent à un meilleur respect des droits des femmes rurales pour lutter contre la pauvreté."

Animé en langue téké et lingala par Flore Michèle Makoumbou et Viviane Nkoua, deux journalistes dudit projet, sous la supervision de Gaston Elbi Enkari, coordonateur, ce débat a permis aux représentants d'une vingtaine de groupements agricoles des Plateaux de parler librement de leurs difficultés. "Les agriculteurs louent les terres qu'ils cultivent. Après la récolte, ces dernières reviennent aux propriétaires", a lancé, au début de la discussion, Ayoulou Essou, président du groupement Mère et fille de Kialé.

A Djambala, les agriculteurs versent en général aux propriétaires 20 000 Fcfa (plus de 30 €) pour un hectare à cultiver pendant une seule saison. "Le montant alloué au propriétaire varie en fonction de l'emplacement. Attention : quand tu as pris l'engagement de travailler 10 ha, surtout ne dépasse pas cette superficie, sinon tu auras des problèmes avec le propriétaire", a encore fait savoir Ayoulou Essou.

"Il faut collaborer"

De son côté, Prosper Andzouono, chef de quartier Mfoa et propriétaire terrien, a présenté la mécanisation comme un autre facteur rendant inaccessibles les terres : "À Djambala et ses environs, il n’y a pas une étendue suffisante pour travailler avec le tracteur. Si 50 personnes travaillent chacune sur 10 hectares au tracteur, nous épuiserons nos terres. Il faut les laisser au repos pendant deux ans. Autrement, qu'allons-nous manger à l'avenir ?"

Travailler de façon plus concertée semble toutefois difficile... Pour monsieur Mountali, chef de quartier Ngambao, "l'incompréhension entre les propriétaires terriens, en particulier lorsque ceux-ci sont issus de familles différentes, génère des conflits. Si vous payez 10 000 Fcfa (15 €) de droits de location de terrain et que deux autres propriétaires se montrent, ils ont droit à la même somme... En cas de refus, la terre vous est confisquée sans aucun dédommagement", a-t-il déploré.

Pour ne pas tomber dans ce piège, Fourga Ozias, jeune femme membre du groupement Mère et fille de Kialé, suggère de "se renseigner sur l'origine du terrain avant de le louer pour ne pas être dupée et éviter ainsi les saisies. Mieux vaut également limiter l’étendue à cultiver et ne pas le faire avec les tracteurs pour que tout le monde ait une terre sur laquelle travailler."

M. Essou, du même groupement, a insisté sur l'indispensable entente entre agriculteurs et propriétaires. "Il faut collaborer, sinon un mauvais sort sera jeté sur ton terrain. A la fin, tu ne pourras rien récolter." La directrice départementale de la Promotion de la femme à Djambala, présidente du groupement Terre promise, Germaine Inko, a confirmé l'importance de bien s'entendre, même si, dans son cas, elle affirme ne pas avoir de problèmes pour obtenir des terres cultivables : "En tant qu'autorité, j'ai mon mot à dire !"

Un arbitrage qui pourrait être précieux pour d'autres groupements.

Flore Michèle Makoumbou

Novembre 2015

Partager cet article

Repost 0
Published by Syfia Congo Brazza
commenter cet article

commentaires

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com