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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 09:10

(CRP/Syfia) Dans la Lékoumou, au sud-ouest du Congo, les femmes sont de plus en plus présentes dans l’administration de proximité. Elles gèrent mieux que certains hommes leurs cités et donnent à d’autres femmes l’envie d’accéder aux responsabilités.

« Depuis que je suis à la tête de ce quartier, j’exerce mes fonctions avec assurance, sans complexes, ni honte », se félicite Martine Kengué. La quarantaine accomplie, elle est présidente du comité du quartier centre-ville de la communauté urbaine de Komono, à environ 65 kilomètres au nord-est de Sibiti. Martine Kengué est l’une des deux premières femmes depuis l’indépendance du Congo, le 15 aout 1960, à occuper un poste de chef de quartier dans cette localité.

Elle a été nommée, en vertu des arrêtés n°149 et n°150/MID/DL/P/CAB du 31 mai 2015, par le préfet André Ovu (aujourd’hui préfet du Niari), portant nomination des chefs des quartiers de la communauté urbaine de Komono et de Sibiti. Une opportunité pour permettre aux femmes de prendre une part active à la gestion de leurs cités. Avant ces arrêtés, aucune d’entre elles n’était chef. Depuis cette mesure administrative, sur les six quartiers de la commune urbaine de Komono, deux sont gérés par des femmes. Dans la commune de Sibiti, sur sept quartiers, deux sont également gérés par des femmes.

« Depuis que je dirige le quartier Moussanda, je me sens à l’aise, car je collabore avec les chefs des blocs, les chefs des zones et les sages. Nous travaillons la main dans la main et l’ambiance règne », fait savoir Marie Florence Minengué, présidente du comité du quartier n°5 Moussanda, l’un des plus grands quartiers de Sibiti. Depuis l’existence de ce quartier, elle est la première femme à le gérer. Elle semble très appréciée par ses collaborateurs. « Je suis content de travailler avec maman Minengué comme présidente. Nous apprenons beaucoup auprès d’elle, en témoigne la dextérité avec laquelle elle a organisé la distribution des cartes d’électeurs dans la perspective de l’élection présidentielle du 20 mars dernier », observe Jean Omer Ockouanga, président de la jeunesse du quartier Moussanda.

« Stimuler les autres femmes du département »

Pour sa part, Sophie Ngouma, habitante du quartier n°3 Mapindi (Sibiti) géré par Catherine Tsiahou, estime : « Une femme à la tête du quartier amène sa touche particulière, en organisant les séances de travail avec les habitants. Séances au cours desquelles sont en particulier évoquées des questions de salubrité, la conscientisation des jeunes au respect des biens publics. Résultat : nous avons au quartier des clubs citoyens. Nous y parlons de citoyenneté et le nombre de vols a baissé. Les anciens chefs de notre quartier, des hommes, ne faisaient pas tout cela ! »

Juste avant les arrêtés de mai 2015, d’autres localités du département comptaient des femmes précurseurs à la tête des quartiers et villages. Citons Caroline Lekoulemiam, présidente du comité du quartier Djoueli dans la communauté urbaine de Zanaga à 165 km à l’ouest de Sibiti depuis 2012 et de Philomène Mboungou, présidente du comité du village Panda, dans le district de Mayéyé, depuis 2015.

Désormais, les dames sont également présentes au niveau des communautés urbaines et districts. C’est ainsi que sur les trois communautés urbaines que compte la Lékoumou, deux sont administrées par des femmes; Elisabeth Nguebila pour la communauté urbaine de Komono et Silas Hortense Bouanga pour celle de Zanaga. « En tant qu’administrateur maire, j’assume mes fonctions comme pouvaient les assumer les hommes. Nous sommes tous égaux, souligne Silas Hortense Bouanga, avant de poursuivre, tout est possible à quelqu’un qui veut exercer une fonction, quelle que soit la hauteur de la fonction ! » Un volontarisme encouragé par Mme Okabando née Sylvie Kaki, première femme vice-présidente du conseil départemental de la Lékoumou : « Je dois travailler dans les normes pour stimuler les autres femmes du département à bien faire. »

Selon Catherine Nkoué Ngoulou, directrice départementale de la Promotion de la femme, « la nomination des femmes à des postes de responsabilités nous réjouit. Ces avancées sont à mettre à l’actif de la politique du gouvernement dans le domaine de la promotion de la femme congolaise.» Ce qui est certain, c’est que ces chefs de quartiers dans la Lékoumou créent des vocations et encouragent d’autres femmes à accéder aux responsabilités, en particulier comme chefs de blocs ou de zones dans les quartiers.

Emmanuel Libondo

Mai 2016

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com