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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:48

(CRP/Syfia) Au Congo Brazzaville, Berléa Bilem plaide par la chanson pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité. Les mélomanes apprécient.

« Longue vie à ces chimpanzés, lions, gorilles et autres animaux, ainsi qu’à tous ces arbres qui peuplent nos forêts et nous font vivre. Nous devons donc les protéger. Ce sont nos amis » Tel est le message fort de la chanson « Ndeko na zamba » (« Mon ami est en forêt », en lingala). L'auteur de cet hymne à la Nature ? Berléa Bilembolo, dite Berléa Bilem.

Elle l'a chanté le 1er juin dernier à Institut français du Congo (IFC) de Pointe-Noire, lors du concert d'ouverture du Festival international des musiques et des arts « N’Sangu Ndji-Ndji » (« La joie de Pointe-Noire », en vili, ethnie majoritaire au Kouilou et dans la capitale économique). Ses prestations ont enthousiasmé les 500 personnes présentes. « Elle occupe bien la scène et chante juste », a apprécié Pierre Claver Mabiala, directeur du festival.

Berléa a commencé à chanter à l’âge de 6 ans, encouragée par ses parents et formée dans une chorale protestante. Aujourd'hui, à 20 ans environ, basée à Brazzaville, elle a déjà mis sur le marché deux albums. Le premier consacré à « son amour pour Jésus-Christ ». Dans le second, sorti l'an dernier, elle puise son inspiration dans la Nature. Cinq des six titres de cet album en parlent : « Evitons la pollution », « L’eau, c’est la vie », « Faune et flore », « Respect de l’environnement » et « Ndeko na zamba ». Des chansons chantées en lingala, français et lari (sa langue maternelle) et dans des genres musicaux variés, tels l’afro, le jazz et le gospel.

« Pas seulement une affaire d’experts »

Un répertoire varié, un engagement citoyen, des thèmes d'actualité... Cependant, Berléa a à peine vendu 300 exemplaires de « Ndeko na zamba » pour le moment. « A cause de la modicité des moyens de production », regrette-t-elle. L'artiste ne se décourage pas pour autant : « Mon problème est de véhiculer des messages sur le respect de la Nature jusqu’à ce que les gens changent radicalement leurs pratiques. » Une question de vie ou de mort pour Berléa Bilem : « Notre époque est marquée par les impacts des changements climatiques dus aux activités industrielles, aux déforestations et aux braconnages. Nous devons revoir nos pratiques. La musique est un moyen efficace pour y arriver ! »

Aujourd’hui, s’il est difficile de mesurer l’impact concret de cette sensibilisation, une partie du public semble en tout cas adhérer aux idéaux de Berléa. « En l'écoutant chanter, j'éprouve un petit sentiment de culpabilité. Je me dis que préserver l’environnement n’est pas seulement une affaire d’experts. Mais de nous tous, sans distinction ! », estime Germaine Ololo, comédienne et secrétaire générale de la branche congolaise d’Arterial Network*, une organisation culturelle panafricaine basée en Afrique du Sud, rencontrée en juin à l'IFC.

De son coté, Marcel Poaty, conseiller socioculturel du maire central de Pointe-Noire, reconnait qu’« on écoute souvent des chansons sur bien de thèmes. Mais, il est rare d'entendre des titres dédiés à l’environnement. Le répertoire de Berléa va aider les pouvoirs publics à informer les gens pour qu’ils révisent leurs manières d’agir vis-à-vis de l’environnement. »

Faire passer le message

Encore faudrait-il développer la promotion de l'album de Berléa Bilem et de ses messages... « Je fais l’autoproduction. Je n’ai pas assez de ressources pour promouvoir mon album. Voilà pourquoi mes chansons ne sont pas connues partout au Congo ! » Pour tenter de remédier à cela, Berléa, avec son compagnon Baurdier Nkangou, le père de leur enfant de 3 ans, ont proposé l'album à différentes institutions en charge du développement durable, notamment le ministère de l'Environnement. « Nous ne nous impatientons pas. Nous attendons. Cet appui devrait nous aider à faire entendre notre voix le plus loin possible », espère Baurdier.

En attendant, Berléa poursuit ses concerts. Passionnée également de stylisme, elle rêve de concevoir des modèles de vêtements (robes, jupes, etc.) avec des messages pour protéger la Nature.

John Ndinga-Ngoma

Juin 2016

* http://www.arterialnetwork.org/

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com