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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 07:20

(CRP/Syfia) Pratique sexuelle précoce et abandons de leurs petits-amis… A Ewo (Cuvette-Ouest), la plupart des filles-mères sont obligées de laisser l’école.

« Je dois poursuivre mes études pour être un jour comme vous les journalistes ! » Luisette semble aujourd’hui déterminée à reprendre son avenir en mains. Mais, les difficultés ne manquent pas sur son chemin : « En 2013, quand j’étais en classe de 5e, je suis tombée enceinte. Malheureusement, à cause d’un mauvais suivi à l’hôpital, j’ai perdu cet enfant… Aujourd’hui, à 18 ans, je traîne encore en 4e… » En plus du manque de soutien moral et financier, même de la part du père de l’enfant, Luisette doit vivre avec la douleur de la mort de son bébé quelques mois seulement après sa naissance…

Toujours à Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, Franstela, 20 ans, mère d’une enfant de 7 ans, a quant à elle abandonné ses études et une partie de ses illusions en classe de 1ère au lycée agricole : « Je n’avais plus personne pour me soutenir dans mes études. Actuellement, je vends des sandales et des parfums. Grâce à ces petites recettes, je nourris, je soigne et j’envoie à l’école mon enfant. Mon compagnon m’a abandonnée depuis ma grossesse…» Depuis la naissance, Franstela n’a pas repris ses études… Même situation ou presque pour Lekonzo : « En 2009, j’ai abandonné les études après avoir obtenu mon BAC. C’est en effet cette même année j’ai eu mon enfant. A 25 ans, mère célibataire, je suis contrainte de vendre des sandales au marché pour le nourrir et prendre soin de moi-même. »

Pas d’écoles, pas de subventions

Sans avancer de chiffres précis, les autorités estiment que les filles mères sont de plus en plus nombreuses à Ewo. Selon Angélique Kebi, agent à la direction des Affaires sociales de la Cuvette-Ouest, « leur situation est déplorable, car beaucoup d’entre elles abandonnent les études quand elles tombent enceinte. Il n’y a pas d’écoles de formations ici et notre direction n’a pas de subvention pour pouvoir les aider… »

De son côté, Angélique Onounga, directrice départementale de la Promotion de la femme, conseille aux parents : « Il faut faire très attention à ces jeunes femmes pour qu’elles ne tombent pas enceintes. Autrement, elles auront ensuite honte d’aller à l’école et resteront à la maison jusqu’à l’accouchement et même après… » Selon cette DD, il faut réagir au moins après, en inscrivant par exemple ces filles-mères dans des ateliers de couture ou de coiffure.

Pas sûr, en tout cas, que la solution vienne de sa direction… Angélique Onounga le confirme : « On avait déjà identifié celles qui devaient suivre une formation en broderie, mais jusque-là, cette dernière n’a pas encore commencé, faute de machines… Nous les attendons de notre ministère et de divers partenaires… »

Viviane Bonaventure Nkoua

Septembre 2016

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com