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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 16:35

(CRP/Syfia) A Djambala, chef-lieu du département des Plateaux, à près de 450 km au nord de Brazzaville, certaines femmes handicapées, soutenues par les pouvoirs publics, commencent à se reconstruire.

« La circonscription d’actions sociales (CAS) de Djambala nous a donné des kits de commerce, des tricycles et des machines à coudre. Cette aide nous permet aujourd’hui de faire  face à nos besoins quotidiens », apprécie, reconnaissante, Rose Mioko, une femme à mobilité réduite dans la trentaine, devenue vendeuse d’épices au marché de Djambala.

Comme Rose, dans le chef-lieu du département des Plateaux, à près de 450 km au nord de Brazzaville, d’autres femmes handicapées ont bénéficié de ces dons. « En plus des  kits de commerce, j’ai reçu un tricycle et une machine à coudre. Malheureusement, cette dernière est tombée en panne », explique Martine Obo, elle aussi vendeuse (épices, oignons, tomates) au marché.

Ces dons, la CAS ne les octroie pas chaque année. « L’intervention des acteurs sociaux s’articule autour des  droits, de la prévention, de la protection et la prise en charge de la femme vivant avec handicapCette prise en charge se fait au cas par cas, selon les exigences de nos partenaires au développement (autorités locales, Ndlr) », fait savoir Kihoulou Boueya, chef de la circonscription d’actions sociales  de Djambala.

Indispensable suivi

Chaque année, la CAS mène une enquête de proximité pour identifier les potentiels bénéficiaires. En 2016, six femmes handicapées ont ainsi reçu des dons. Ces derniers n’ont pas radicalement changé leurs existences, mais, selon des responsables de la CAS et quelques bénéficiaires, « toutes ces actions ont apporté des changements dans le mode vie de la femme handicapée à Djambala. En matière de santé par exemple, elles assurent désormais leur prise en charge grâce à leurs propres activités. » Viviane Ekili confirme : « J’ai reçu un kit composé d’huile végétale, de farine et de sucre, afin de préparer les beignets. Grâce  aux revenus de cette vente, je me suis rendue à Brazzaville pour soigner mon nerf sciatique. »

Mais, toutes ces femmes ne se disent pas satisfaites. « Je ne peux plus adresser ma demande au service social (CAS) pour une aide quelconque, car nous y sommes reçues avec  dédain. Par ailleurs, à l’hôpital, nous n’avons jamais de soins gratuits comme  les populations autochtones », regrette, révoltée, Célestine*, handicapée moteur, vendeuse de coco (gnetum africanum) au marché. 

 

Autre difficulté potentielle : la gestion rationnelle des dons reçus. « Si les bénéficiaires  gèrent mal ce qu’elles reçoivent, ce n’est  plus la faute de la CAS », estime, de son côté, Rose Mioko. En principe, la circonscription d’actions sociales, après avoir donné divers matériels, effectue des visites mensuelles ou trimestrielles pour voir  comment évoluent les activités du bénéficiaire. Un suivi indispensable pour espérer des résultats dans la durée.

*Prénom d’emprunt

                                                           Max Ferhynel Poudi  et  Emmanuel  Libondo

Octobre 2016

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com