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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:30

(CRP/Syfia) Battue pendant près de 30 ans par son mari, Estelle* a fini par quitter ce dernier. Elle a depuis retrouvé le goût de vivre grâce à des membres de sa famille.

Sur la tête d’Estelle*, un foulard noir laisse apparaitre les rides de son visage maigre. Âgée d’une cinquantaine d’années, Estelle est une femme triste. « Mon mari me tapait. Il abandonnait le foyer pendant plus de six mois pour aller vivre avec ses maitresses. Il refusait même mes grossesses. C’est ma maman qui les prenait à sa charge. Je souffrais beaucoup… », se souvient-elle avec tristesse.

Estelle fait partie de ces femmes du district de Louvakou, à environ 30 km de Dolisie (département du Niari), qui souffrent en silence le martyre dans leurs couples, victimes de violences physiques, morales et/ou économiques. Mariée à son époux depuis ses 20 ans, Estelle a eu avec ce dernier une dizaine d’enfants au cours de leurs 27 ans de mariage.

Même certains membres de la famille de son mari ont renoncé à soutenir son attitude. Une nièce témoigne : « Tonton la maltraitait, la tapait. Il l’a même abandonnée pendant quinze ans. Il ne dormait plus avec elle… » Dans un premier temps, Estelle a tenté d’abandonner le foyer, puis, elle a suivi les conseils de ses parents et du chef du village : « Ils ont essayé de régler nos problèmes et m’ont remis dans mon foyer conjugal, mais mon mari n’a pas changé… »

 

Jusqu'à deux ans de prison

Même si elle n’est pas officiellement divorcée, Estelle a donc fini par partir. « C’était il y a trois ans. Je voulais retrouver ma dignité. Je vis actuellement avec mes petits-fils dans la maison d’un de mes enfants. » Denise Mbéri Tsaty, présidente du groupement Femmes rurales et les activités socio-économiques (Frase) de Louvakou, raconte au sujet d’Estelle : « Depuis sa jeunesse jusqu’à sa vieillesse, elle n’aura connu que souffrance. Comme ses enfants avaient grandi, elle était obligée de quitter le foyer. »

De son côté, Angélique Nzaou Tsimbi, directrice départementale de la promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement dans le Niari, estime que toutes les violences conjugales devraient être signalées à la Justice afin d’y être condamnées. Selon elle, « la solution n’est pas d’aller chez les enfants, ce sont aussi les enfants du papa… Allez plutôt vers les autorités chargées de régler vos problèmes ! » Ce à quoi Estelle répond qu’elle mettrait ainsi en danger la vie de ses enfants...

La DD s’engage en tout cas personnellement à conseiller et orienter les victimes qui viendront la voir vers les services compétents. Aux hommes, elle martèle son message de non-violence. Rappelons que le Code pénal (article 311) puni tout auteur de violences d’une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 48 000 Fcfa (75 € environ) d’amende et dommages et intérêts à payer à la victime.

*Prénom d’emprunt

            Victor Bivihou

Décembre 2016

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com