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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 15:36

(CRP/Syfia) A Mayéyé, à environ 50 km de Sibiti, dans le département de la Lékoumou, des femmes ont parlé récemment de leur lutte contre la pauvreté. Elles demandent à leurs époux d'assumer leurs responsabilités.

"Nous luttons contre la pauvreté grâce à la vente des produits agricoles de nos champs. Ces revenus nous permettent de nous nourrir, nous soigner, nous habiller et de nous occuper de la scolarité de nos enfants", a résumé Henriette Kengué, la cinquantenaire, mère de six enfants. Une déclaration faite début janvier à Mayéyé, localité située à environ 50 km de Sibiti (département de la Lékoumou). C'était à l'occasion d'un débat communautaire intitulé : "Comment les femmes de Mayéyé luttent-elles contre la pauvreté ?" Débat organisé par le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).

Réunissant plus d’une vingtaine de participants, les échanges ont été animés en kituba par Clarisse Milandou et Max Ferhynel Poudi, sous la coordination de Gaston Elbi Enkari. Un débat qui s’inscrit dans le cadre du projet "Journalistes, associations et autorités locales contribuent à un meilleur respect des droits des femmes rurales pour lutter contre la pauvreté", financé par l’Union européenne et piloté par le CRP, en partenariat avec Syfia International.

"Ces femmes sont travailleuses ! Plus d’une vingtaine d'entre elles possèdent des hectares de champs de manioc. Lors de leurs ventes, elles peuvent gagner des millions de Fcfa !", a insisté, admirative, Joséphine Lounda, sous-préfet de Mayéyé. Selon elle, les femmes de sa sous-préfecture fournissent beaucoup d’efforts pour avoir plus de produits agricoles, mais elles sont, malgré tout, confrontées à plusieurs difficultés. "Nous travaillons avec des outils archaïques comme la houe. C'est difficile", a confirmé Henriette Kengué.

"Le dialogue, pour bien gérer"

D’un ton plaintif, Mireille Bouanga, la cinquantaine, célibataire et mère de deux enfants, a signalé un autre problème : "Quand nous allons vendre nos produits à Pointe-Noire, le transporteur réclame le billet de la commerçante et un autre pour la marchandise... C'est trop nous demander ! Et ce n'est pas fini ! Arrivées au marché, les acheteurs nous imposent leurs prix de vente... Voilà pourquoi nous gagnons peu de ce que nous produisons !"

Les participantes au débat ont aussi dénoncé l’irresponsabilité des hommes. "Ceux qui ont deux à trois femmes font les champs avec leur épouse (officielle, Ndlr) pour partager les récoltes. Mais, il leur arrive de vendre les champs sans l’accord de la femme et d'empocher tout l’argent ! Le bien-être de la famille ? Ils laissent cette charge à leur épouse", a dénoncé la sous-préfet de Mayéyé. Avis nuancé par M. Jean Nguembé : "Nous transportons nos marchandises à Pointe-Noire. Après la vente, nous partageons les recettes. Nous achetons des biens communs et nous épargnons le reste de l'argent."

Pour éviter des dépenses inutiles, Joséphine Lounda a suggéré de "mettre en service le marché de Mayéyé construit par le conseil départemental de la Lékoumou en 2009. Un marché inoccupé jusqu’ici. (Ndlr : Les femmes refusent de vendre audit marché sous prétexte que les cabris viennent détruire leurs marchandises). Elle a également encouragé, les groupements, utiles au village, car ils permettent de vous entraider. Votre principale culture est le manioc. Essayez de produire le foufou pour maximiser vos ventes. Et, pour éviter des querelles dans vos foyers, instaurez le dialogue pour bien gérer vos productions."

Max Ferhynel Poudi

Janvier 2017

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com