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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 15:39

(CRP/Syfia) A Kimongo dans le département du Niari, à environ 50 km de Dolisie, les femmes multiplient les activités agricoles pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le sujet a fait récemment l’objet d’un débat communautaire.

"Quelles sont les conditions de vie des femmes de Kimongo ?" Voilà la question à laquelle les 47 participants (dont une trentaine de femmes venues des dix quartiers de Kimongo) ont tenté de répondre. C'était le 15 janvier dernier, lors d’un débat communautaire organisé par le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).

Un débat qui entre dans le cadre du projet "Journalistes, associations et autorités locales contribuent à un meilleur respect des droits des femmes rurales pour lutter contre la pauvreté", financé par l’Union européenne et piloté par le CRP en partenariat avec Syfia International.

Animé en kituba par Haircy Mbimi et Victor Bivihou, deux journalistes dudit projet, sous la supervision de Gaston Elbi Enkari coordonnateur, ce débat a permis à la majeure partie des participants de reconnaitre qu’à Kimongo, leur localité d’environ 19 600 habitants située à 50 km de Dolisie, "les femmes mènent une vie dure pour subvenir aux besoins de leurs familles."

Elles cultivent ainsi la terre presque toute l’année, en suivant le cycle des cultures agricoles. Tatiana Moumbouelé, une veuve dans la trentaine, a expliqué utiliser "des outils rudimentaires. Je suis donc obligée de multiplier les cultures vivrières : tomate, haricot, manioc… Cela me permet d’avoir de l’argent toute l’année."

Certaines de ces femmes parcourent jusqu'à 12 km pour aller aux champs. La plupart sont devenues chefs de ménage. "Je cultive entre septembre et décembre la tomate et l’arachide. Quand je vends, je peux avoir 250 000 Fcfa (plus de 380 €). Je m’occupe des études de mes enfants, je nourrie la famille, j’achète mes habits. Mon mari ne me donne pas l’argent pour la popote, a déploré Mathilde*, avant de préciser, je travaille avec lui, mais nous avons des champs séparés. Il dépense son argent pour ses propres besoins tels que réparer sa moto."

Bonnes gestionnaires

Les hommes présents au débat ont tenté de se défendre. Albert Boukoyi Baniounga, chef de quartier Louangui, a témoigné : "Je travaille dans les champs avec ma femme. Quand je récolte les tomates, poivrons, haricots ou arachides, je peux gagner entre 700 000 et 1 million de Fcfa (1000 à 1 500 €) chaque année. Mais, je ne donne pas l’argent de la popote à mon épouse, car les femmes au village ne savent pas gérer l’argent !"

Un avis contesté par Bernard Malanda, chef du quartier Kimongo-village : "Quand je travaille avec ma femme, nous partageons équitablement les revenus. Chacun peut faire alors ce qu’il veut avec son argent. Par exemple, l'an passé, nous avons travaillé un demi hectare de champ d’arachides. Nous avons obtenu 200 000 Fcfa (300 €). J'ai donc donné la moitié à ma femme."

De leur côté, les femmes ont semblé plutôt être de bonnes gestionnaires. A l'image de Jeannette Nzaou Delo, la cinquantaine, mariée et mère de 8 enfants : "Je trouve mon compte dans le travail des champs. Quand je vends mes tomates et mes haricots, je gagne 400 000 Fcfa (plus de 600 €) pour une année. Je divise cette somme en trois : une partie pour les études de mes quatre enfants qui sont à Brazzaville et Dolisie, une autre pour la nourriture et la troisième pour investir dans mes champs. J’ai construit ma maison au village avec cet argent", a-t-elle avancé, toute joyeuse.

Valérie Bakédika a affirmé, elle, vouloir "changer d’activités. C’est difficile de faire les champs à tout moment. A présent, je souhaite apprendre la couture ou la coiffure. L'Etat pourrait nous donner des machines à coudre et des matériels de coiffure pour nos formations."

Angélique Nzaou Tsimbi, directrice de l’Intégration de la femme au développement, a terminé ce débat sur un sage conseil : "J'encourage ces femmes pour leur dynamisme à s’occuper de leurs foyers. Mais, je leur demande aussi et surtout de prendre du repos !"

*Prénom d'emprunt

Victor Bivihou

Janvier 2017

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Published by Syfia Congo Brazza
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OMAIS 12/07/2017 18:03

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com