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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 15:25

(Syfia/CRP) Le 12 juillet dernier, les Congolais ont voté à plus de 78 % Denis Sassou Nguesso, le président sortant. Parmi ces électeurs, des jeunes de 18 à 25 ans, qui votaient pour la première fois de leur vie.

 

"Les résultats sont tombés. Je suis très heureux. Le Congo vient d’éviter de plonger à nouveau dans les troubles politico-militaires. J’espère que, durant le septennat à venir, les Congolais seront tranquilles et que les jeunes trouveront du travail", s’exclame, après la publication des résultats de l’élection présidentielle ce 15 juillet, Samuel Tsomo, 18 ans, votant pour la première fois. C’est désormais officiel, Denis Sassou Nguesso, le président sortant, a été réélu avec 78,61 % des suffrages. Après les promesses de campagne, Rofrey Massala, 22 ans, qui votait lui aussi pour la première fois, se projette dans l’avenir et attend à présent des actes concrets :"Je revoterai si les candidats nous présentent des projets de société qui soulagent nos problèmes, et non des discours."

Certains jeunes, n’ayant rien trouvé de consistant dans les différents programmes des candidats, avaient préféré rester chez eux bien qu'ayant une carte d’électeur et une carte nationale d’identité. "Je voudrais bien aller voter, mais mon candidat ne gagnera pas. Celui qui organise l’élection n’acceptera jamais de perdre. Comme nous l’expliquait papa, les conditions pour l’organisation d’une vraie élection transparente, comme celle de 1992, n’étaient cette fois-ci pas remplies", expliquait avant le scrutin Baudri. Un avis partagé par Roger Bouka Owoko, directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), le 13 juillet, lors de son point de presse : "Cette élection, qui révèle d'ores et déjà son absence de transparence, de crédibilité et d’équité, n’entrera pas dans les annales de la jeune démocratie congolaise."

 

Poids électoral

À cette polémique s’en ajoute une autre, sur le taux de participation. Selon la Commission nationale d’organisation des élections et le gouvernement, celui-ci s’élèverait à 66,42 %, malgré l’appel au boycott des principaux partis d'opposition. Plusieurs ONG locales, qui avaient déployé des observateurs sur le terrain, estiment de leur côté, que ce taux a été, en réalité, beaucoup plus faible. "On sera surpris s’il dépasse les 20 %, voire les 15 %", affirmait, au lendemain du scrutin, Roger Bouka Owoko.

Au final, difficile de dire si les Congolais en général et les jeunes en particulier se sont mobilisés en masse. Ce qui est certain, c’est que ces derniers représentaient un poids électoral conséquent. Selon la Direction générale des affaires électorale (DGAE), 2,2 millions de Congolais (sur 3,6 millions d’habitants) étaient appelés à voter, un chiffre contesté par l'opposition selon laquelle le fichier électoral a été "gonflé" au profit du président sortant. Parmi eux, selon la DGAE, 45 % de jeunes (entre 18 et 25 ans) qui votaient pour la première fois. Sur les listes de presque toutes les localités du pays, ces derniers étaient ainsi très présents. A Brazzaville, le quartier 42 de l’arrondissement 4 Moungali, par exemple, comptait 5 275 électeurs dont 1 531 (entre 18 et 24ans) votaient pour la première fois, soit quasiment un électeur sur trois.

Durant la campagne, bon nombre d’hommes politiques ont donc axé leurs discours autour des besoins de ces nouveaux électeurs. Emploi, sécurité, eau, électricité, etc. Toutes les promesses y sont passées. Le 10 juillet, lors d’un meeting à Brazzaville, Guy Romain Kinfouissia, président du Front des partis de l’opposition, avait fait un ultime appel du pied aux jeunes: "Je m’adresse spécialement à ceux qui vont voter pour la première fois, c’est-à-dire les jeunes qui ont aujourd’hui 18 ans, pour leur parler de l’histoire politique du Congo, afin qu’ils comprennent combien est capital leur vote."

 

Le piège des politiciens

Certains politiciens en quête de suffrages ont utilisé des moyens peu recommandables pour les séduire. "Les jeunes vendent leur conscience en acceptant les tee-shirts et les 1 500 Fcfa (2 € environ) pour la bière qu’on leur donne pour aller voter", regrettait le candidat Bonaventure Mizidy, lors de l’émission télévisée Si je suis élu du 7 juillet. Pour Thierry Goma, porte-parole de Dynamique implication 2009, une association qui encadre des jeunes et les aide à bâtir des plans de communication au sein des partis politiques, "la jeunesse est aujourd’hui victime d’un piège tendu par les hommes politiques qui n’ont rien à lui proposer, sinon l’égoïsme".

"Mon engagement dans le parti était d’abord pour défendre les idéaux de celui-ci, me faire une place, puis trouver du travail. Car, la majorité de nos hommes politiques sortent tous des cellules de jeunes du Parti congolais du travail (ancien parti unique, Ndlr)", déclare Serge, 25 ans, militant depuis 6 ans de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), un parti d’opposition, et qui compte bien faire carrière en politique. En retour, les partis, qui disposent tous de cellules de jeunes, s’appuient sur cette base dynamique.

 

 

Marien Nzikou-Massala

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Published by Syfia Congo Brazza
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Blaise 06/10/2009 17:57


Voila un article traité avec impartialité, où le journaliste a fait une bonne analyse et investigation, différent des autres journalistes congolais qui se contentent du superficiel et de sujets non
équilibrés.


Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com