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Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 15:49

(Syfia/CRP) Etre maraîcher est considéré comme un bon métier par de nombreux jeunes Brazzavillois, souvent regroupés en coopératives, qui cultivent des légumes aux alentours de la ville. Satisfaits de bien gagner leur vie, ils souhaiteraient cependant un peu d'aide de l'Etat pour s'équiper.

 

Etudiant en première année à la faculté des Sciences économiques et membre de la Coopérative des jeunes maraîchers du Djoué (Cojemard), Bruchnel Koubemba Lembami, 23 ans, pratique alternativement les études et la culture des légumes. "Je fais le maraîchage pour trouver de quoi m’acheter les fournitures scolaires et me déplacer. Je fréquente trois fois la semaine. Le matin je suis à l’université et l’après-midi, je me rends au jardin", explique-t-il. Dans la capitale congolaise, étudiants ou non, de nombreux jeunes manient houes, machettes, pelles et râteaux. Pour eux, le maraîchage n'est pas un métier salissant ou dégradant, c'est un métier noble que n’importe qui peut exercer et qui rapporte bien. Sydney Loussakou, qui a abandonné les études d’agronomie en première année, tire aujourd'hui profit de ses cultures. Pendant la période de fortes pluies - février, mars, avril - Sydney réalise des recettes atteignant 200 000 Fcfa (305 €) par mois. Une somme quatre fois supérieure au SMIG qui est de 50 000 Fcfa (76 €).

La Cojemard, dirigée par Lucien Malonga, qui fait vivre ses 5 enfants avec ce métier depuis 17 ans, regroupe aujourd'hui 33 jeunes. De temps en temps, ils bénéficient de l’assistance du ministère de l’Agriculture en outils aratoires et en semences que tous les membres de la coopérative utilisent en commun. Exerçant sur l’ancien camp de la jeunesse mis à la disposition des maraîchers, chaque jeune dispose une dizaine de planches de 15 m de long sur 1,20 m de large, qu’ils jugent d’ailleurs insuffisante. Ils cultivent en priorité ciboules, tomates et carottes. Toutefois, se plaint Lucien Malonga, l'un d'eux :"Nous n’avons pas de motopompe, même le fumier nous manque de temps en temps". La gestion aussi est collective : chaque membre cotise 5000 Fcfa (8 €) par trimestre, versés sur le compte bancaire de l'association, ainsi que les revenus d'une planche par saison entre 25 000 et 40 000 Fcfa. En fin d’année, un partage équitable est fait entre les cotisants pour faire face à leurs besoins.

 

Besoins de formation et de financements

La Cojemard n'est pas la seule coopérative de jeunes maraîchers. Le groupement Terre et Vie situé, dans l’ancien site de l’Institut de recherche pour l’appui au développement agricole en zones tropicales (Agri Congo) de Kombé, 20 km au sud de Brazzaville, réunit 36 membres dont plus de la moitié sont des jeunes âgés de 20 à 35 ans. Au centre maraîcher de Talangai, au bord du fleuve Congo dans le 6ème arrondissement de Brazzaville, travaillent des centaines de jeunes maraîchers dont 45 sont groupés dans la coopérative Jeunesse Maraîchers de Talangai (JMAT). Selon Dieudonné Dongo, représentant du ministère de l’Agriculture, ceux-ci bénéficient d’un encadrement au sein de Centre d’appui technique (CAT) implanté dans le site. Ce que Prosper Massengo Louvouezo, secrétaire chargé de la production à la JMAT, confirme : "Depuis que nous apprenons les techniques de préparation de terrain et le dosage des produits phytosanitaires, notre production s’est améliorée" et, ajoute Kindou Lazare, un de ses collègues, les revenus sont importants et ils ne peuvent envier les fonctionnaires de l’Etat.

Hormis les difficultés en financements et l'insuffisance du fumier, les maraîchers de Talangai ont une préoccupation : leur terrain se réduit suite aux ventes effectuées par des propriétaires fonciers, alors qu'il leur était réservé. Bien que l’Etat ait gagné le procès contre les propriétaires, ceux-ci ne cessent de vendre des terres, chassant peu à peu les jeunes agriculteurs.

Les très nombreux et actifs maraîchers de Brazzaville attendent tous l’aide de l’Etat au travers du Fonds de soutien à l’agriculture (FSA) instauré en 2009. La coopérative des maraîchers de Kombe (Comako) en a été l’une des premiers bénéficiaires. Son président, Alexis Bananga, affirme avoir acheté une motopompe, un pulvérisateur et des semences grâce à un acompte d’un million de Fcfa (1520 €).

 

 

Bertier Batebi

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com