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Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 15:59

(Syfia/CRP) Aidés par des parrains vivant en France, des enfants de familles pauvres de Brazzaville, étudient ou apprennent un métier. Leur formation est payée et leurs parents soutenus financièrement. Pleins de rêves, ces enfants aspirent à la réussite et, leurs parents, réconfortés, espèrent pour eux une vie meilleure.

 

Déogracias, 18 ans, a eu la chance d'être aidée dans ses études par une famille française. Elle a quatre frères ; son père est réparateur de motos et sa mère tient un petit commerce. "Mes parents n’avaient pas assez d’argent pour m’assurer de bonnes conditions d’étude. En 2004, j’ai eu un parrain qui payait ma scolarité et les enseignants pour les encadrements à domicile. Cela m’a vraiment mise en confiance. Comme j’ai la volonté d’apprendre, j’ai obtenu mon Bac à 17 ans", explique, satisfaite, cette jeune fille aujourd'hui étudiante en 1e année d’Économie. Raïssa, elle, a appris la couture. Sa marraine lui a procuré une machine à coudre et elle a ouvert un petit atelier chez elle. "Je reçois des commandes, témoigne-t-elle, mais ce n’est pas encore suffisant, parce que je suis isolée. C’est seulement en période de rentrée scolaire que je fais de bonnes recettes. Mon rêve est de me perfectionner et d’ouvrir un grand atelier là où je pourrais recevoir plus de commandes". 

M. Nzaba, le secrétaire général de l’association Enfance créatrice de développement (ENCRED), qui assure le lien entre les parrains, les enfants et leurs familles respectives, précise que depuis 2002, 82 enfants congolais de Brazzaville ont bénéficié d’un parrainage scolaire.

 

Soutien à la famille

"L’objectif est d’aider les enfants en difficulté pour éviter qu’ils ne se retrouvent dans la rue. Les orphelins et ceux des familles nombreuses, sans revenus ou avec revenus médiocres, ont plus de chance d’être retenus, précise Léon Yindoula, l’un des initiateurs du projet, Nous travaillons en partenariat avec les associations Pesa Motema et Enfants de Brazza, basées en France auxquelles nous fournissons des fiches sur la situation des enfants. Elles nous trouvent des parrains qui, sans condition, leur assurent un minimum de 15 à 30 € par mois." L’association prélève 1 000 Fcfa (1,5 €) par enfant, achète pour lui les kits scolaires et paye les frais de scolarité, y compris dans certaines écoles privées, à des prix préférentiels. Le reste de l’argent est donné aux parents. Pour Lucien Bagnakina, ce système évite que certains d'entre eux n’utilisent l’argent à d’autres fins.

Serge Kalaka, père d'Adélia en 3e année du préscolaire, apprécie cette aide financière : "Je reçois 22 500 Fcfa (35 € environ) chaque trimestre. Cela nous aide à subvenir à beaucoup de besoins à la maison. Ensuite, quand l’enfant est malade, sa marraine m’aide à la soigner." "Nous recevons 33 000 Fcfa (50 €) par trimestre. Ça nous permet de payer les cours de son petit frère", précise la maman d'Annabelle (9 ns, CE2), mère également de trois garçons, qui vend du pétrole, le soir, au coin de la rue. Son mari est casseur de pierres.

 

Les enfants reconnaissants

Les correspondances entre parrains et filleuls ne sont pas toujours régulières. Cependant les enfants sont reconnaissants : "Le geste de mon parrain est pour moi une véritable leçon d’amour, un exemple à suivre. Nous ne nous connaissons pas, mais, par amour, il me donne une partie du peu qu’il gagne. C’est un exemple que je voudrais suivre", déclare Déogracias.

Enthousiastes, ils rêvent tous d’être médecins, infirmiers, pilotes d’avion ou enseignants, et d'aider à leur tour ceux qui sont en difficulté. Pour se rendre utiles, les plus grands reviennent au centre de l’ENCRED tous les samedis pour encadrer les plus petits. Élève de terminale, Bouesso accueille et enregistre les enfants. Déogracias se partage entre la bibliothèque et les ateliers : "Je leur lis des contes. Des fois, je les mets chacun devant un livre e je leur apprends à lire ou leur parle des animaux et de leur importance dans la nature. Comme je suis animatrice dans un groupe de l’Église catholique, je les entraîne aussi au chant et à la danse."

Dany Diaz, ancienne trésorière de l’association Pesa Motema, parraine trois enfants avec sa mère. En séjour à Brazzaville, elle précise que "ceux qui aident ces enfants sont des gens ordinaires qui préfèrent la discrétion. C’est la générosité et le sentiment d’être utiles pour un enfant qui les amènent à les parrainer. Leur situation n’est pas forcément bonne. Il y a même des chômeuses, qui vivent seules et qui n’ont plus de revenu, mais leur engagement est solide et assez durable. Tous le font par amour".

 

 

Dieudonné Moukouamou Mouendo

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Published by Syfia Congo Brazza
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com