Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
  • Contact

Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

Recherche

.

Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 16:08

(Syfia/CRP) A Brazzaville, on trouve des déchets à tous les coins de rues. Cependant, ici et là, des initiatives fleurissent. Des jeunes, regroupés en petite société, passent par exemple de maison en maison récupérer les ordures ménagères, mais beaucoup reste à faire pour que les habitants préservent eux-mêmes leur environnement.

 

Matin ordinaire à Brazzaville. Il est 7 heures, chacun vaque à ses occupations, sans se soucier des ordures qui jonchent la voie publique, ni des caniveaux remplis d’immondices et d’eaux usées qui dégagent une odeur insupportable. Aux antipodes de la résignation ambiante, dans les quartiers de Talangaï, des jeunes de 20-25 ans, regroupés en petite société, passent de 6 h à 17 h de parcelle en parcelle récupérer déchets ménagers et sacs en plastique.

La plupart d’entre eux n’ont jamais fini l’école primaire par manque de moyens et n’ont pas trouvé d’emploi stable. Certains travaillent pour le compte d’une société privée, d’autres en solitaires. Aujourd’hui, leurs familles et leurs amis savent ce qu’ils font et ils sont bien reçus partout où ils passent. "Avant nous étions un peu mal vus, mais les gens ont beaucoup changé", observe Sylvain, 21 ans. Chaque jour, Samuel, agent depuis 2 ans du COSA Fleuve-Congo, ramasse les ordures d’au moins 40 familles qui le payent directement. "Je ne reverse que 13 000 Fcfa (près de 20 €) à mon employeur, le reste de l’argent constitue mon salaire mensuel", ajoute-t-il. Il gagne ainsi 85 000 à 90 000 Fcfa (129 à 137 €) par mois. Presque le double du SMIG ! Une activité de salubrité publique qui permet à ces jeunes de bien vivre. "J’ai trois enfants, dont deux vont à l’école. Sans ce travail, je ne pourrais pas m’en sortir!", se félicite par exemple Samuel.

En bout de chaîne, les ordures sont jetées dans les parcelles maraîchères ou utilisées pour combler les zones érodées. Certains jeunes les vendent à des agriculteurs, qui les recyclent pour en faire du fumier, d’autres ordures sont brûlées sans se préoccuper des conséquences pour l’environnement...

 

Changer les mentalités

A Brazzaville, beaucoup d’entreprises et d’ONG collectent et trient les déchets. "Vu l’ampleur du problème, nous étendons notre action dans plusieurs quartiers", explique Arsène Ibara, secrétaire général du COSA Fleuve-Congo. Une société, ProBrazza, qui vient d’être lancée, collabore aussi avec la municipalité. Présente au centre-ville, elle n'est pas encore visible dans les quartiers populaires. Quelques mairies de la capitale, ont par ailleurs mis à disposition de leurs habitants des véhicules de ramassage et des bacs à poubelles… Cependant, "les gens continuent de jeter leurs ordures sur la voie publique", regrette une autorité municipale de Talangaï.

Difficile, du jour au lendemain, de faire changer les mentalités… Ainsi, si à certains endroits, on remarque une nette amélioration, à d’autres, la situation évolue peu. Là-bas, la gestion des ordures ménagères relève le plus souvent de la débrouillardise. Des habitants s’organisent en groupements, creusant des trous dans la rue et dans les parcelles pour enfouir leurs ordures. D’autres les jettent carrément dans les ravins et les rivières, plus ou moins conscients des dégâts qu’ils causent ainsi à leur environnement. "Ces déchets polluent la rivière, mais nous n’avons pas d’autres moyens", estime une habitante de Talangaï.

"Ces ordures détruisent ensuite le sol !", s’insurge une autorité des services d’hygiène du ministère de la Santé. Médecin chef du centre d’hygiène et de génie sanitaire de Brazzaville, le docteur Innocent Victor Osseté Ayessa, insiste, lui, sur les risques que font ensuite courir à la santé (vers intestinaux, typhoïde, choléra, etc.) ces eaux polluées.

 

El-Stael Enkari

Partager cet article

Repost 0
Published by Syfia Congo Brazza
commenter cet article

commentaires

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com