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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 08:53

(Syfia/CRP) Les autorités tentent de mettre de l'ordre sur les campus de l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville en délogeant des étudiants qui ne libèrent pas leurs chambres à la fin de leur cursus. Associations spécialisées et nouveaux bacheliers obligés de sous-louer attendent d'autres mesures pour régler durablement le problème.

 

"Je vivais au campus avec mes deux petits frères qui viennent d’avoir leur baccalauréat. Je ne sais plus où aller vivre maintenant", s’exclame un étudiant finaliste, en résidence universitaire depuis dix ans. Comme lui, 116 étudiants en dernière année habitant encore dans les six campus de l'Université Marien Ngouabi à Brazzaville ont été chassés, en avril dernier. Un doctorant regrette : "Je suis en pleine rédaction de ma thèse, c’est dommage que les autorités agissent ainsi."

"C’est sous l’impulsion d’Antoine Abena, ministre de l’Enseignement supérieur, qu’on a décidé de mettre de l’ordre dans les campus qui, depuis dix ans, fonctionnent de façon anarchique", explique Jean-Baptiste Moussa, directeur général à la Direction générale des Affaires sociales et des oeuvres universitaires (DGASOU). "Même quand les étudiants libèrent des chambres, ils ne le signalent pas à l’administration et préfèrent donner la clé à un ami", déplore-t-il. Selon le règlement intérieur de ces résidences, celui qui a fini ses études doit quitter la chambre qu’il occupait. Chaque année, celui qui désire une chambre dépose son dossier au niveau de la DGASOU qui convoque une commission d’attribution. Depuis la guerre de 1997, certains étudiants ne font plus de dossiers, convaincus que l’administration ne gère pas convenablement le renouvellement. "En 2005, on n’avait pas pu les déloger à cause des pesanteurs administratives. Cette situation est restée depuis sans solution…", reconnaît un des responsables d'un campus.

 

"Six au lieu de deux par chambre"

Les étudiants qui s'éternisent dans les résidences justifient leur comportement par le manque de moyens. "Je vis ici depuis plus de cinq ans. Je suis obligé de rester pour m’organiser avant d’aller louer ailleurs. Ici, je ne paye que 7 € environ l’année…", témoigne l'un d'entre eux. Un argument jugé individualiste par certains anciens. "J'ai vécu au campus quand j’étais à l’École normale supérieure. À la fin de ma formation, je suis allée louer en ville", commente Esther. "Les ressources universitaires sont réservées aux inscrits de l’Université. Celui qui a fini ses études doit libérer la chambre quelle que soit sa condition sociale. Il ne peut pas prétexter qu’il n’a pas de parents à Brazzaville pour rester encore quelque temps", insiste le DGASOU.

En attendant que les plus âgés leur cèdent la place, bon nombre de nouveaux bacheliers originaires de l’intérieur du pays sont obligés de sous-louer. "Il faut l'accepter pour avoir une place", regrette un étudiant de la faculté de droit. "Certains se retrouvent à six au lieu de deux par chambre", déplore Fréderic Menga, président du Mouvement des élèves et étudiants du Congo (MEEC). "La gestion des chambres devrait se faire comme celle des bourses. Ce sont ceux qui remplissent les critères qui les méritent", lâche Armel Sidobé, président du collectif des étudiants de l’Université Marien Ngouabi. De son côté, Christian Epouma, vice-président de l’Association des parents d’élèves et étudiants du Congo, l’idéal serait de construire d’autres campus pour répondre à la demande croissante. D’après des estimations du MEEC, plus de 2 000 étudiants habiteraient ces résidences pour une capacité d'accueil de 1 106 lits.

Raison pour laquelle le MEEC, dans une déclaration en avril, recommandait de mettre en place un fichier avec une liste à jour des étudiants résidents, afin de favoriser le renouvellement et l’attribution annuels des chambres, conformément au règlement intérieur des campus.

 

Aiguille de Moussakanda

Mai 2010

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com