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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 07:51

(Syfia/CRP) Faire connaître leurs droits aux personnes sans ressources, les aider à résoudre leurs problèmes à l’amiable ou à rédiger des plaintes pour le tribunal : c’est le travail que font les cliniques juridiques à Brazzaville. Leurs difficultés à travailler ensemble nuisent cependant à leur efficacité.

 

Accusé de vol puis licencié, Lionel Nycoud, ignorant ses droits, ne savait que faire. Après trois mois de chômage, il a retrouvé son travail grâce à l’aide d’une clinique juridique. "Un ami m’a conseillé d’aller à la clinique du Comptoir juridique junior (CJJ). Là-bas, ils m’ont écouté et orienté mon dossier vers l’Inspection du travail. Cette dernière a convoqué mon patron et nous avons pu trouver une solution", explique-t-il, visiblement satisfait d’avoir été réembauché. À Brazzaville, des personnes, sans moyens financiers ou qui ignorent leurs droits, bénéficient de l’aide des cliniques juridiques. 

La ville compte aujourd’hui six structures de ce genre : la clinique juridique du CJJ, celle de Bacongo, l’Association des femmes juristes du Congo, l’association Mibeko (les lois, en lingala), Humanico et l’Association panafricaine Thomas Sankara. Ces deux dernières sont basées à Brazzaville, mais leurs activités s'étendent respectivement à Dolisie et à Kinkala, deux villes du sud du pays. Ces cliniques apprennent ou rappellent à leurs bénéficiaires leurs droits, rédigent des plaintes pour eux ou leur évitent les tribunaux en trouvant des solutions à l’amiable. De 2003 à 2005, par exemple, selon les derniers chiffres disponibles à la clinique du CJJ, celle-ci a assisté environ 3 860 personnes et a assuré environ 180 médiations. "Quand une personne arrive, raconte Patrick Landry Bitseke, chargé des projets et programmes, nous l’écoutons, puis nous la conseillons et lui donnons une ligne de conduite." Quant à la Clinique juridique de Bacongo, elle a connu de 2003 à 2004, selon un rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) de 2007, un taux de fréquentation de 16 personnes par jour et a traité 1 500 dossiers de médiation et 80 d’assistance juridique dont 60 dossiers portés devant les tribunaux ont abouti. 

 

Problèmes de parcelle, licenciement, etc.

Après plus de 40 ans de mariage, Élisabeth, 65 ans environ et mère de six enfants, a été confrontée à un conflit de parcelle, vendue à son insu par son mari. La clinique du CJJ, après avoir proposé une médiation qui a échoué, l’a aidée à rédiger une plainte et à constituer un dossier qu’elle a déposé au tribunal. L’affaire est en cours. "On nous a parlé de la façon de vivre dans un foyer conjugal, ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Mais, mon mari a préféré le tribunal", déclare-t-elle, en précisant qu’elle avait choisi, sur les conseils de sa sœur, les services d’une clinique afin d'éviter de payer au moins 15 000 Fcfa (23 €) à un avocat pour qu'il rédige la plainte et 300 000 Fcfa (457 €) pour qu'il assure sa défense.

Quand elles étaient encore soutenues par le PNUD et l'Union européenne (UE), les cliniques juridiques s’occupaient d’un peu de tout : conflit de parcelle, licenciement, crise conjugale... À présent en rupture de financements, elles ont réduit leurs activités. "Nous avions expérimenté des cliniques juridiques mobiles dans les paroisses, les marchés, les arrondissements. Les gens venaient soumettre directement leurs problèmes. Aujourd’hui, cela n’existe plus…", regrette Patrick Landry Bitseke, qui précise que sa structure ne fait plus du porte-à-porte comme avant, mais continue à recevoir quelques personnes.

 

"Difficultés à travailler ensemble"

Selon Vanessa Dick, chef de secteur Économie, gouvernance et secteurs sociaux à la Délégation de l'Union européenne au Congo, l’UE avait prévu environ 125 000 € pour le projet, mais n'a payé pour l'instant que quelque 37 000 € en huit mois environ. Les financements ont cessé, ajoute-t-elle, car le projet source était arrivé à son terme, mais aussi à cause d’une exécution décevante : "Le problème principal n'a pas été les capacités de chaque clinique, mais plutôt leurs difficultés à travailler ensemble en consortium." Vanessa Dick dit avoir malgré tout réinscrit les cliniques dans un prochain projet d’assistance juridique qui pourrait être exécuté en 2011. "Mais, cela sera assujetti à plusieurs conditions préalables afin d'éviter les écueils de 2009", prévient-elle.

Maître Quenum, avocat à la cour de Brazzaville, milite, lui aussi, pour plus de clarté dans les missions de ces structures et souhaite qu’on définisse leurs tâches par un texte juridique "pour éviter que leur action ne soit perçue comme une concurrence déloyale par les huissiers et les avocats". À côté de cela, il loue cette initiative qui "aide les justiciables à bien comprendre le fonctionnement du droit dans notre pays."

 

Dieudonné Moukouamou Mouendo

Juillet 2010

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com