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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:30

(CRP/Syfia) Au Congo Brazzaville, bon nombre de jeunes femmes, faute de moyens financiers, à cause du harcèlement sexuel ou de grossesses précoces, n’atteignent pas l’université. Parrainées par des associations d’autres, très déterminées, comme Déo Gracias Zabeno, arrivent à réaliser leurs rêves.

 

A Brazzaville, plusieurs associations parrainent financièrement les études des filles. Avec souvent à la clef, de belles réussites. A l’image de Déo Gracias Zabeno, la vingtaine révolue, seconde fille d’une famille de 5 enfants, parrainée par l’Association les Amis de  Brazza (une OSC de droit français) via l’association Enfance créatrice de développement (Encred, une OSC congolaise basée au quartier Madibou au sud de Brazzaville).

Déo Gracias est arrivée à Encred en 2002 par une connaissance familiale : "Au sortir de la guerre, mes parents ne pouvaient plus assurer ma scolarité, mais grâce au soutien que j’ai reçu depuis, mon rêve s’est presque réalisé !" Avant elle, aucun membre de sa famille n’avait en effet réalisé d’études supérieures : "Je me suis demandé pourquoi et j’ai mis en moi une détermination pour ne pas être, moi aussi, dans ce cas."

Aujourd’hui, Déo Gracias est étudiante en deuxième année de Master, option Economie et Organisation de l’Entreprise, à l’Université Marien Ngouabi. Pour demain, maitriser la gestion d’une entreprise et, pourquoi pas, créer un jour sa propre société."Les Amis de Brazza, par l’intermédiaire d’Encred, déboursent chaque mois 13 100 à 19 650 Fcfa  (20 à 30 €) pour ma scolarité", fait-elle savoir. Toutefois, parmi les 80 enfants parrainés par Encred dont  36 filles, Déo est la seule à être arrivée en master 2. Elle fait donc la fierté des membres de cette OSC et celle de sa famille.

 

"Suivie par quatre autres filles"

Justin Zabeno, son père, explique que la réussite de sa fille est une surprise pour la famille, malgré son caractère sérieux : "Avec les amis qu’elle fréquentait et l’environnement dans lequel nous vivons, ce n’était pas facile de la voir arriver à ce niveau." De son coté, Antoine Massamba Batsounou, secrétaire général d’Encred, qui suit Déo Gracias depuis son arrivée à l’association, la présente comme quelqu’un de "très déterminée. Quand elle est avec nous, elle travaille comme si nous étions tous des hommes. C’est  ce qui la différencie des autres filles, avance-t-il, avant de poursuivre. Aujourd’hui, grâce à sa détermination à aller au bout de ses études, elle est suivie par quatre autres filles du centre. Une est en terminale et les trois autres à l’université." 

Selon une enquête du ministère de l’Enseignement menée en 2004 à Makoua (ville du nord du pays), les filles sont 15 % moins nombreuses à partir de la 4ème au collège. Pauvreté, harcèlement sexuel, grossesses précoces… Les causes sont multiples. L’article 2 de la loi de 1995 portant réorganisation du système éducatif garantie pourtant "que  tout enfant vivant sur le territoire de la République du Congo a droit sans distinction (…) de sexe (…) à une éducation qui lui assure le plein développement de ses aptitudes normales et physiques  ainsi que sa formation  civique  et professionnelle."

Pour tenter de rééquilibrer les choses, chaque année, le Forum for African Women Educationalists (FAWE-Congo) octroie aux 100 jeunes filles qui réussissent le mieux leurs examens d’Etat (BEPC, Bac, etc.) des ordinateurs, des fournitures scolaires et des enveloppes d’argent pour leur permettre de commencer la rentrée sans problèmes.

Déo n’a jamais bénéficié de ce soutien là, mais rêve déjà de continuer son cycle doctoral (il lui reste deux ans) hors du Congo pour "diversifier ses connaissances." Puis revenir servir son pays et aider ses parents.

 

Jean Thibaut Ngoyi

Octobre 2014

 

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com