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Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 07:09

(Syfia/CRP) À Brazzaville, une cinquantaine de chômeurs et de retraités vivent aujourd'hui grâce à leurs petits élevages de poules pondeuses et de pintades. Grâce à une formation pratique et des conseils techniques, ils ont gagné en expérience, augmenté leur production, mais restent confrontés à plusieurs problèmes matériels.

 

"L'élevage des poules est désormais ma profession. Certains jours, je vends des œufs pour un montant de 15 000 Fcfa (23 €). J'ai même acheté un terrain et commencé des travaux de construction grâce à cela", se félicite Gertrude. Cette femme, restée longtemps au chômage, a été formée dans le cadre d’un projet d’appui au petit élevage familial initié de 2006 à 2007 par l’Université Libre du Congo et financé par l’ambassade de France à hauteur de 18 980 € (environ 12,5 millions de Fcfa). Aujourd’hui, Gertrude possède environ 200 poules pondeuses.

"Avant, je me débrouillais avec 20 ou 25 poules. A la formation, on nous a appris à les élever, les nourrir et les soigner, de même que les poussins. A la fin, on nous a donné 50 poussins chacun et de quoi les nourrir pendant cinq mois. Cela nous a vraiment propulsés", raconte Madame Bitémo qui élève maintenant environ 150 poules. "Je ramasse environ 75 œufs par jour. Je les vends dans le quartier à 100 Fcfa (0,15 €) l'unité, et ça marche !", assure-t-elle.

Jean-Jacques Biloki, retraité, est affectueusement appelé chef de classe par ses amis éleveurs pour son assiduité et sa motivation pendant la formation. Aujourd'hui, il a une cinquantaine de poules et vingt pintades. "Être éleveur me permet de subvenir aux besoins que ma pension ne peut combler. Grâce à mes poulaillers, je ne dépends de personne", déclare-t-il. Pour le Dr Damba de l’Université Libre du Congo, la cinquantaine de bénéficiaires sans emploi du projet ont trouvé "une activité qui a changé leurs conditions de vie. Ils peuvent consommer leurs produits et pourvoir à certaines nécessités grâce à la vente d'œufs et de poules." Selon lui, "tous continuent leurs élevages et la majorité en vit".

 

Comment grandir ?

Agro4, une association d’agronomes congolais, a assuré la formation, le suivi de proximité et fourni l’aliment pour les poules pendant le projet. "Je continue à les conseiller et à les orienter gratuitement", affirme Rusty Nguembo, un des formateurs. Pour ces éleveurs, la bonne santé de leurs activités dépend donc de celle d’Agro4. "Ils nous vendent des poussins et de l'aliment pour volailles de qualité et moins cher. Malgré leurs propres difficultés, ils nous font des prêts quand nous ne pouvons payer et continuent à nous encadrer gratuitement. Je souhaite qu'ils soient soutenus. Nous sommes tellement liés que s'ils ferment, cela sera catastrophique pour notre élevage", plaide Gertrude.   

"Maintenant, je veux avoir une ferme, mais il me faut un peu plus d'argent, de matériel et un terrain. Comment faire pour y parvenir ? Nous ne sommes pas subventionnés", se plaint Madame Bitémo. Les éleveurs qui veulent développer leur activité sont confrontés à d’énormes problèmes. Les poussins viennent de France et leur sont vendus à l’unité au minimum à 500 Fcfa (0,75 €) pour les poules pondeuses et 1 000 Fcfa les poulets de chair. L’aliment pour les volailles leur coûte entre 250 et 350 Fcfa le kg. Rusty Nguembo y voit "autant de raisons qui font qu'ils n'élèvent que des poules pondeuses qu'ils vendent après un an de production pour racheter des poussins. Ils ne peuvent pas élever des poulets de chair, car ces poussins, coûteux, consomment encore plus d'aliments et nécessitent de l'équipement et de l'expérience."

Il existe, depuis fin 2005, un Fonds de soutien à l’agriculture et l’élevage au Congo. Pour l'heure, les éleveurs n’ont fourni aucune demande d’assistance et doutent de leur chance d’obtenir cette aide. "Si nous étions constitués en groupement, on nous prendrait peut-être au sérieux", estime le chef de classe et plusieurs autres éleveurs qui tardent encore à franchir le pas. Du côté du Fonds, on stipule que les individus peuvent aussi être soutenus. "Ceux qui disposent de locaux, sont équipés et entreprennent déjà, peuvent constituer leur dossier et nous le déposer", explique M. Mayitoukou, chef de service financement.

 

Dieudonné Moukouamou Mouendo et Valentin Nsimba

Juin 2011

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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commentaires

LIKIBI 28/11/2015 10:10

bonjour je suis likibi kerkoffe j aimerai avoir un model d un projet des pondeuses j irai ecceperimenter a mayoko

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com