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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 14:46

(CRP/Syfia) A Bikakoudi à environ 25 km de Brazzaville, des maraichères remplacent des engrais organiques devenus chers par des engrais chimiques. Une utilisation inquiétante pour les sols et les consommateurs.

 

"En 1997, un camion de 'gadoue' (matière organique en décomposition extraite des ordures ménagères, Ndlr)coûtait 40 000 Fcfa (60 €). Aujourd'hui, c'est trois fois plus cher !", se plaint Alice Malanda, une maraichère de Bikakoudi. Les principales raisons de cette importante augmentation sont le faible nombre de véhicules qui accède désormais à cette cité agricole située à environ 25 km au sud de Brazzaville et le tri des ordures que les transporteurs font de moins en moins…

Résultat : les 300 maraichères, qui avaient l'habitude d'enfouir cette 'gadoue' plus ou moins naturelle dans le sol pour le fertiliser avant de repiquer et arroser leurs plantes, se tournent désormais vers les produits chimiques. "Nous utilisons l'urée achetée 850 Fcfa (1,30 €) le kilo au marché au même prix que le 'NPK' (un mélange d'azote (N), de phosphore (P) et de potassium (K), Ndlr)",  confirme Alice.

Christian Pandi, chef de centre d'Agricongo à Dolisie, précise le rôle de ces produits chimiques : "L'azote 'nourrit' les racines, s'associe à la sève et monte jusqu'aux feuilles. Le phosphore facilite la formation  des fruits et des graines. Le potassium, lui, permet en particulier aux tubercules de grossir."

 

Ramassage et traitement des ordures

Des produits chimiques qui aident plantes et fruits à grandir, mais "leur utilisation abusive expose les consommateurs à différentes maladies diarrhéiques, irritation des  intestins, etc.", met en garde Franck Likibi, ingénieur aux travaux de développement rural. Il ajoute : "Lorsque la dose de ces engrais dépasse la normale, le sol devient par ailleurs acide. Il est alors difficile d'obtenir une bonne production." D'où le conseil de Christian Pandi : "Pour avoir la quantité raisonnable et sans risques pour les consommateurs, mieux vaut n'utiliser que 1 kg pour 20 m2, soit 50 kg pour 1 000 m2."

De son coté, Monsieur Malonga, un agent de la mairie de Brazzaville, estime que sa municipalité "devrait améliorer sa politique d'assainissement pour permettre aux maraichères d'avoir du fumier à bon prix et produire des légumes bios." Monsieur Pambou, environnementaliste à cette même mairie, ajoute : "L'Etat congolais devrait utiliser des méthodes appropriées pour le ramassage et le traitement des ordures ménagères, afin d'approvisionner des maraichères en 'gadoue'. Nous éviterions ainsi de nombreux problèmes environnementaux."

Max Ferhynel Poudi

Janvier 2015

 

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com