Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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(Syfia/CRP) Né dans une famille de cuisiniers, Honor Toudissa Dia Malanda forme aujourd’hui à Brazzaville de jeunes chômeurs et rend leur avenir plus appétissant… Son association compte aujourd'hui de grands chefs et plusieurs distinctions.

 

A Ouénzé, un quartier nord de Brazzaville, Honor Toudissa Dia Malanda, explique la préparation d'un plat d’alligator à ses quatre apprenants âgés de 18 à 25 ans. Tout sauf anecdotique à leurs yeux… "Je suis passionné par la cuisine, parce que les gens mangent tous les jours !", lance comme une évidence Dieu Merci, un de ces apprentis. Hier encore, il était comme les autres au chômage et sans perspectives. "L’objectif est de les former à devenir des cuisiniers qualifiés, capables de travailler partout", résume Honor, né dans une famille de cordons-bleus et initié par son père à ce métier. "C’est dans notre sang !", s’amuse-t-il.

Sur son blog, le président de l’Association congolaise des jeunes cuisiniers (ACJC) fondée en 2002 se présente comme "artiste et consultant-chercheur en arts culinaires et activités connexes". Il assume l’étiquette à rallonge sans complexes : "À travers le fonds Toudissa, nous formons chaque année des jeunes désœuvrés." En neuf ans, une soixantaine d'entre eux ont ainsi été initiés.

Certains émergent dans des sociétés, hôtels et restaurants de Brazzaville. D’autres travaillent dans des établissements ou pour des entreprises à l’étranger. "Je suis un produit de l’ACJC. Je travaille dans une société pétrolière en mer où je suis maître cuisinier. Je gagne 600 000 Fcfa (plus de 900 €) le mois", confie par exemple Donna. Après avoir échoué à l’école, John a lui aussi appris à composer les menus à l’ACJC. Après sa formation en 2008, il a été recruté comme maître cuisinier par un hôtel.

 

Dégustations et distinctions

Apprendre un métier aux jeunes n’est pas la seule vocation de cette association. Au plan national, elle mène aussi des actions de promotion de la cuisine à travers des journées de dégustations de mets congolais, notamment à Noël pour les enfants, des émissions spéciales à la radio, etc.

Elle participe enfin à différentes compétitions internationales. "En 2002, nous avons remporté une médaille de bronze aux Jeux africains de la cuisine en Afrique du Sud et, actuellement (en mai dernier, Ndlr), l’ACJC est la seule équipe africaine à participer au Championnat du monde de barbecue en Allemagne, énumère Honor. Il ajoute, nous avons reçu la distinction honorifique d’ambassadeur pour les enfants de l’association internationale Slow Food où j’ai été intronisé président d’Afrique et réélu en 2010."

Étienne Diawaoui, cadre au ministère du Tourisme et des Loisirs, observe que le métier de cuisinier semble prendre corps à Brazzaville grâce à l’ACJC qui transmet sa passion aux jeunes. Selon lui, cet engouement va de pair avec la multiplication du nombre d’hôtels en quête de personnel qualifié.

 

Jean-Thibaut Ngoyi

Juin 2011


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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 09:04
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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Association de droit français, Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Emmanuel de Solère Stintzy
desolere[a]syfia.info

 
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