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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 13:05

(Syfia Congo Brazzaville) Trois semaines après l'explosion d'un dépôt de munitions en plein cœur de Brazzaville, les sinistrés vivent toujours dans des conditions très précaires. Et tout risque de nouvelles explosions n'est pas exclu.

 

Dimanche 4 mars, cinq détonations, d'une violence inouïe réveillent en sursaut les Brazzavillois. Tous les systèmes d’information (téléphone, télévision, radio) sont immédiatement coupés. La République du Congo, encore traumatisée par la guerre des années 1990, est plongée dans la peur et les rumeurs de coup d'Etat. Les 1,37 million d'habitants de la capitale finissent par apprendre qu'un dépôt de munitions, situé en plein cœur de leur ville, a explosé, coûtant officiellement la vie à 282 personnes et en blessant plus de 2 300 autres. Mpila, le quartier touché, est à terre, soufflé par l'explosion. Des milliers de sans-abri se réfugient en hâte dans différents centres d'accueil.

Trois semaines après, le calme semble être revenu dans la ville. L’aide nationale et internationale continue de parvenir au ministère des Affaires sociales, mais sa redistribution pose par endroits des problèmes. Les chefs de quartiers, de zones et de blocs recensent actuellement les sinistrés, afin que ceux-ci soient indemnisés. Pour l'heure, le montant que chaque famille éprouvée devrait recevoir n'a pas encore été fixé par le gouvernement, qui se dit soucieux de ne pas prendre de "décisions unilatérales".

A la cathédrale Sacré Cœur, un des centres d'accueil réputés les mieux organisés, les réfugiés dorment sous des tentes ou à ciel ouvert, sur des matelas posés à même le sol. Des enfants jouent ça et là. Les vêtements sèchent où ils peuvent… Une équipe de gendarmerie a été déployée pour mettre de l’ordre, car certains se faisaient passer pour des sinistrés, afin de recevoir des vivres et des dons. Jean Ndzinga Basongo, réfugié ici dès le 5 mars témoigne : "Au début, les religieuses géraient et distribuaient les vivres, mais, depuis que c'est le ministère qui s'en charge, il nous arrive de ne pas avoir de nourriture." Le camp est par ailleurs dépourvu d’installations sanitaires : ni toilettes, ni douches. Les pluies, fréquentes en cette saison, rendent le quotidien plus difficile encore. Les risques d'épidémies, comme le choléra, liées à la saleté sont présents dans tous les esprits.

 

Précautions et questions

A Mpila, sur le site de l'explosion, près de 8,5 tonnes de munitions et engins explosifs auraient déjà été détruites. Financée par l’Union Européenne (UE), la mission de l’ONG britannique Mines Advisory Group (MAG) estime toutefois que cette dépollution "prendra des mois, peut-être des années". Elle demande donc à la population de "ne pas rentrer sur le site" et de "ne pas toucher aux munitions". Le risque d'explosion étant encore, selon elle, "très important".

Le président Denis Sassou Nguesso a annoncé l'installation à l'avenir de ce type de dépôts à l'extérieur de la ville et la mise en place d'une commission d'enquête. Plusieurs questions restent en effet en suspens. Comment un court-circuit a-t-il pu se produire dans un dépôt de munitions ? Les dépôts d'armes ne sont-ils pas soumis à des normes de sécurité spécifiques ?

Le comportement de la plupart des médias occidentaux pose aussi question… Ainsi, si la communauté internationale, Union africaine en tête, a réagi et rapidement fait preuve de solidarité, les TV, radios et journaux français ont quasiment ignoré cette tragédie, n'y consacrant pour la plupart que de courtes brèves. Les massacres d'éléphants au Cameroun avaient fait, eux, la une du Monde...

 

Anne Perrin et Marien Nzikou-Massala

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com