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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.
Le Congo s’engage à partir de cette année dans un processus électoral avec des élections législatives en 2012 et des élections locales en 2013. Soutenu par l’Union européenne, le projet vise à former une équipe de reporters électoraux qui fournira aux médias des reportages et des articles leur permettant de participer pleinement au déroulement apaisé du processus électoral. Les articles et reportages de terrain, proches du quotidien des citoyens, donneront au grand public l’envie de plus s’informer et de participer aux différents scrutins.
(Syfia/CRP) A Brazzaville, des séropositives courageuses et dynamiques créent de petits commerces grâce aux microcrédits d’associations. Elles subviennent ainsi à leurs besoins et à ceux de leurs enfants et font l’admiration de leur entourage.
"Je vais acheter une parcelle et construire une maison pour mes enfants", projette Irène. Cette séropositive de 44 ans, mère de trois enfants, est l’épouse de Jean-Pierre, un séronégatif. Pour améliorer son quotidien et développer son commerce, elle a obtenu en 2010 un crédit de 500 000 Fcfa (760 €) du Réseau national des associations des positifs du Congo (RENAPC). "Je vends du jus de fruits et du yaourt". Un petit commerce qui facile son quotidien et celui de toute sa famille : "Parfois, je paye le loyer, la nourriture ou le bus des enfants."
Comme Irène, d’autres séropositives ne veulent plus dépendre totalement de leurs proches. Dans la quarantaine, Antoinette, divorcée, veut elle aussi aider ses trois enfants à réussir dans la vie. "Aujourd’hui, grâce à la vente du pétrole, du bois et de l’eau glacée, je les nourris et je vis mieux", résume-t-elle. Elle a reçu un crédit du même montant et du même réseau qu’Irène. Différentes associations ont initié depuis quatre ans des microcrédits pour aider ces femmes à être plus indépendantes financièrement. "Nous avons octroyé des crédits de 300 000 à 500 000 Fcfa (460 à 760 €) à 80 séropositives pour qu’elles commencent un commerce", explique Cyr Ikakatha coordonnateur du RENAPC.
Ne plus se cacher
Au quotidien, ces femmes débordent d’activités en tous genres. "Chaque matin, je vais à l’église et à 17 h je suis à la chorale", explique Antoinette. Quant à Irène, elle a crée en 2004 l’association Bomoyi (la vie, en lingala) pour traiter de la question de la transmission du sida de la mère à l’enfant. "J’effectue des visites à domicile et je dirige un groupe de paroles", énumère-t-elle. Elle poursuit : "Je fais le ménage chez moi, avant d’aller assurer des permanences auprès de femmes dans les hôpitaux." Aux patientes découragées, elle parle de son expérience. Aujourd’hui, elle espère trouver un financement pour les former à la coiffure et la couture et en faire à leur tour des femmes indépendantes.
Ce qui ne leur épargnera sans doute pas certaines marques d’hostilité. Les préjugés ont la vie dure… "N’achetez pas ses yaourts, elle a le sida !", crie par exemple quelque fois un voisin aux clients d’Irène. Par ailleurs, dans certains hôpitaux, les séropositives sont encore négligées par les sages femmes qui ont peur d’être contaminées pendant les accouchements. Pour surmonter la maladie et les préjuges, Irène a décidé de ne plus se cacher. "Elle n’a plus honte de parler de son état", se félicite une de ses proches. Grâce à son courage, elle est appréciée par de plus en plus de personnes. "Nous avons suivi ton témoignage à la télévision, c’était bien !", la félicite un voisin.
Dans leurs familles aussi, ces séropositives actives font l’admiration. La fille d’Antoinette lui a par exemple un jour donné la plus touchante marque d’amour et de soutien : "Malade ou pas, tu resteras ma mère." Difficile de se lamenter sur son sort après cela…
Flaure Tchicaya
Juin 2011
Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.
Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonnera cette action. Il sera garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionnera, formera et suivra individuellement les journalistes, organisera les ateliers et les conférences de rédaction, assurera les relations avec les médias locaux et suivra la diffusion des émissions et des articles.
Syfia international est le partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français (IciLàBas media) assistera le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Association de droit français, Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.
- L'implication de la Commission électorale et du Conseil supérieur de la liberté de communication permettra une reconnaissance officielle de l'action par les autorités.
- Des OSC comme le Comptoir juridique junior (CJJ) et l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) avec lesquelles le CRP est habitué à travailler et qui œuvrent pour la défense des droits humains, l'éducation civique et la gouvernance électorale, participeront activement à certaines conférences de rédaction.
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