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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:40

(Syfia/CRP) Simple jeu traditionnel pour adolescentes, le nzango s'affirme ces dernières années au Congo Brazzaville comme une discipline sportive à part entière pour les femmes désireuses d'améliorer leur santé. Églises, groupements, administrations publiques, sociétés privées… Plus de 190 équipes participent à différentes compétitions.

 

Esplanade du stade municipal, dans le 2ème arrondissement de Pointe-Noire. Deux rangées de 11 femmes s'affrontent en rythme à 2 mètres de distance pendant 50 minutes. Elles s'accordent ensuite une pause de dix minutes. Cette rencontre de nzango, organisée fin novembre par la Direction départementale des sports, marque le terme de la saison 2009-2010 et le début de la suivante. Malgré la chaleur, les sportives sautillent avec entrain, chantent des comptines bien connues au Congo Brazzaville et claquent des mains. Elles marquent des points en croisant ou décroisant les pieds. La rencontre se joue en général sur un terrain de 16 mètres de long et huit de large avec deux arbitres.

Auparavant, le nzango n'était qu'une distraction pour jeunes filles dans les quartiers ou les écoles. Depuis 2005, il est devenu une discipline sportive à part entière qui intéresse de plus en plus d'adultes. Plus de 190 équipes sont aujourd'hui enregistrées dans le pays ! Églises, groupements, administrations publiques et sociétés privées participent à différentes compétitions sous l'impulsion de l'Association sportive innovatrice du nzango moderne, créée par Guy Noël Titov Passy, cadre du ministère de la Santé à l'origine de la modernisation de ce jeu traditionnel. "La pratique de ce sport contribue à lutter contre le surpoids et l'obésité. Elle permet à la femme de se maintenir en forme. Elle épargne aussi à nos compatriotes de lourdes dépenses de santé", se réjouit-il.

 

"Je ne joue que pour des raisons de santé"

Un discours qui séduit de plus en plus de Congolaises. Une responsable d'une paroisse protestante de l'Église évangélique du Congo, confirme : "Je mobilise souvent les femmes pour y jouer. Pour les mamans du troisième âge, c'est le seul moment où elles font du sport." Élisabeth Célestine Tsokeine, 52 ans, mère de huit enfants et coordonnatrice de l'équipe des agents de la Congolaise de raffinage, entreprise publique pétrolière, explique : "Je ne participe pas aux compétitions. Je ne joue que pour des raisons de santé. Le nzango a permis aux diabétiques de mon équipe de se sentir mieux." D'autres joueuses constatent un changement positif. "Avant, je pesais 90 kg, je ne pouvais pas 'tourner au lit' avec mon mari. Aujourd'hui, mon poids est descendu à 72 kg", confie une des meilleures joueuses du Kouilou.

Certains se disent même persuadés que le nzango peut parfois contribuer à restaurer l'harmonie dans les foyers polygames. "Deux coépouses avaient des rapports orageux. Mais, depuis qu'elles ont intégré notre équipe, elles se parlent. Elles ont compris que seule l'entente pouvait les aider à affronter l'adversaire. Cela procure de la joie à leur époux, qui les incite à participer aux entraînements", témoigne Élisabeth Célestine.

Ligues dans les départements, compétitions pour revaloriser le sport au travail, équipe nationale (les Diables rouges)… Les autorités souhaitent elles aussi moderniser et faire connaître le plus largement possible ce jeu traditionnel. Pour l'heure, ce sport est cependant surtout connu en Afrique centrale, notamment en Centrafrique et en RD Congo. En avril dernier, Titov a reçu le prix Mwana Mboka (Fils du pays, en lingala), trophée panafricain d'excellence d'innovation du nzango moderne. Son association a en effet implanté des équipes au Bénin, au Cameroun, à Kinshasa, etc. But ultime : faire inscrire cette discipline au rang des sports olympiques. "Nous espérons que le Congo sera le deuxième pays africain après le Sénégal à internationaliser un sport traditionnel (la lutte, Ndlr)", rêve Titov.

 

 

Solange Léocadie Kibelolo

Décembre 2010

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com