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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 07:54

(Syfia/CRP) Opérées gratuitement, des femmes incontinentes qui souffraient de fistules obstétricales retrouvent dignité, joie de vivre et activité professionnelle. Les autorités, les ONG et les institutions travaillent aussi en direction des familles pour qu'elles soutiennent ces femmes plutôt que de les rejeter.

 

"Je ne contrôlais plus mes urines. Toute ma famille m’avait abandonnée", se souvient Pauline qui mène aujourd'hui une vie normale. Pauline souffrait de fistule, cette fissure qui se forme entre le vagin et la vessie ou le rectum à la suite d'accouchements difficiles, fréquents sans assistance médicale. Quant à la maman, elle souffre ensuite d'incontinence chronique (urines et selles) et du rejet de son entourage. Comme Pauline, après bien des souffrances, Félie a retrouvé sa joie de vivre et tient un petit commerce.

Dans le cadre de l'amélioration de la santé maternelle, cinquième objectif du Millénaire pour le développement, le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a lancé en 2003 une campagne mondiale de lutte contre les fistules obstétricales dans près de 40 pays. En juin dernier, le gouvernement congolais, avec l’appui du FNUAP a démarré une deuxième campagne. Selon Jeannette Bikoussi, médecin chargé de la santé de la reproduction au FNUAP, en 2009, 30 femmes ont été opérées gratuitement et sont aujourd'hui guéries. Parmi elles, une vingtaine ont bénéficié d'une aide pour retrouver une activité : "Nous espérons qu’avec cette deuxième campagne, nous pourrons atteindre un plus grand nombre".

Après l’opération, les femmes sont soutenues psychologiquement et financièrement. "Nous avons réinséré plusieurs femmes dans des commerces. Elles sont suivies par nos agents", déclare Rock Mabiala, coordonnateur chargé de la réintégration socio-économique des fistuleuses au ministère des Affaires sociales. De son côté, le Rotary Club a lancé en 2009 une mission médicale humanitaire au cours de laquelle 19 fistuleuses ont été opérées. Jérémie Mouyokani, secrétaire de cette OSC, espère que cette mission s'inscrira dans la durée.

 

"Besoin de l'affection de leurs proches"

Au Congo, le coût de l'opération de la fistule varie entre 500 et 900 000 Fcfa (entre 760 et 1 370 €). Bien trop cher pour la plupart des femmes obligées de vivre avec cette anomalie et de subir en plus le rejet de leur entourage. "Elles sont souvent repoussées par leurs familles et leurs maris. Elles se sentent humiliées et doivent être prises en charge", confirme Anani Odzébé, urologue au CHU de Brazzaville. "Parfois, quand tu te lèves devant des gens, ton habit est souillé derrière ; ça fait honte", dit Pauline. "Mon mari m’injuriait tout le temps. Il me disait que je sentais et m’évitait. Il a fini par trouver une autre femme", se souvient douloureusement Claude. "Jusqu’à aujourd’hui, j’ai des écoulements. Tout le monde me fuit, sauf ma famille. Je souffre beaucoup", témoigne Rose.

Cornélie Adou Ngapi, directrice générale au ministère chargé de la Promotion et de l'intégration de la femme au développement, invite les familles à soutenir les victimes. "Lorsqu’un cas de fistule est signalé au niveau des hôpitaux, nous nous rapprochons de la famille pour essayer d’en parler avec elle. Les fistuleuses ont besoin de l'affection de leurs proches".

Ces dernières années, une enquête du FNUAP a enregistré près de 150 cas de fistules obstétricales au Congo. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque année dans le monde, 50 000 à 100 000 femmes présentent une fistule obstétricale. En Asie et en Afrique subsaharienne, plus de 2 millions de jeunes femmes vivent avec ces anomalies non traitées. Les fistules peuvent pourtant être évités, rappelle l'OMS, qui préconise de "repousser l’âge de la première grossesse, de mettre fin aux pratiques traditionnelles préjudiciables et d'avoir accès en temps voulu à des soins obstétricaux."

 

El-Staël Enkari

Août 2010

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com