Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
  • Contact

Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

Recherche

.

Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 15:29

(Syfia/CRP) Les handicapés sont désormais mieux représentés dans certaines instances décisionnaires de l'administration congolaise. Cette année, certains d'entre eux, regroupés dans un comité de suivi du plan national, participent au recrutement de leurs pairs dans la Fonction publique. Une première avancée, résultat du plaidoyer de la société civile et de sa concertation avec les autorités.

 

Du jamais vu au Congo Brazzaville ! Les personnes handicapées sont désormais étroitement associées aux décisions qui les concernent. Cette petite révolution fait suite à la publication, en avril dernier, d'un décret présidentiel mettant sur pied un comité national chargé de coordonner, suivre et évaluer le plan national pour les handicapés. Cet organe technique a pour mission d'aider le gouvernement dans ses politiques sociales en faveur de ces personnes. Il est présidé par le ministre chargé des Affaires sociales, avec comme vice-présidents des handicapés proposés par leurs pairs. Une belle victoire pour l’Union nationale des handicapés du Congo (UNHACO), l’Union nationale des aveugles et malvoyants du Congo (UNAMAC) et les nombreuses autres associations qui voient ainsi enfin aboutir leurs plaidoyers.

Le projet de texte approuvant le plan d’action national et celui créant un comité de coordination avaient en effet été adoptés par un conseil ministériel dès mai 2009. L'UNHACO et l'UNAMAC ont appelé sans relâche le gouvernement à mettre en oeuvre le Plan d’action de la Décennie africaine des personnes handicapées, adopté par les chefs d’État africains en 2002 à Durban, en Afrique du Sud. Le chef de l'État a finalement paraphé et publié ces textes.

 

Gouvernement et associations parlent le même langage

Concrètement, le plan national permettra aux handicapés de s'occuper des questions qui les concernent, à différents niveaux de l'Administration. Des mesures sont déjà appliquées, notamment lors des recrutements dans la Fonction publique de cette année. Ce sont désormais les handicapés qui montent les dossiers des candidats qui sont dans la même situation qu'eux, les acheminent au bon service et suivent leurs traitements. Hugues Boukele, président de l'UNAMAC, laisse éclater sa joie : "Enfin, le gouvernement et les associations peuvent parler le même langage !"

Avant, "tout se passait au niveau de la Fonction publique sans que nous soyons impliqués directement. Maintenant, nous recevons les dossiers des amis et nous servons de relais avec le ministère", précise Florent Matakala, membre d'une équipe de suivi des dossiers de recrutement de 2010. Ce groupe de six personnes compte des sourds, des aveugles et des infirmes moteurs. L'UNHACO les a mandatés pour acheminer les dossiers des membres, les suivre et veiller au respect du quota prévu par le plan national. Selon celui-ci, à la fin du recrutement, au moins un nouvel embauché sur dix doit être un handicapé.

Analysant l'évolution actuelle, Jean de Dieu Goma, président de l’UNHACO et deuxième vice-président du Comité national de coordination, de suivi et d'évaluation, estime que "les résultats de la première Décennie africaine des personnes handicapées (2000-2009) restent mitigés dans la plupart des pays africains". Mais, pour cet ancien ministre chargé des personnes handicapées en 1995 sous la présidence de Pascal Lissouba, "la deuxième décennie (2010-2019) augure au Congo, à n’en point douter, des lendemains meilleurs".

Selon Georges Biakabakana, directeur de la réadaptation au ministère des Affaires sociales, la mise en place de ce plan n’est pas seulement le résultat des plaidoyers des associations, mais aussi la traduction concrète d'une vision politique basée sur "les principes de la participation et de la responsabilité des personnes handicapées". Avant d'élaborer ce plan, explique-t-il, le gouvernement a d'abord dressé un état des lieux. Les conclusions ont révélé un manque d’organisation et de suivi de ces personnes. L'État a donc d'abord institué un fonds de soutien, avant de créer le Comité national de suivi.

 

Au tour des entreprises privées ?

Georges Biakabakana souhaite à présent que le ministère chargé de la Fonction publique rédige un projet de loi imposant aux entreprises publiques, mais aussi privées d'embaucher au moins 10 % de personnes handicapées. Mais, prévient-il, une loi imposant un quota d'embauche ne peut être efficace que si les associations de handicapés sont crédibles, bien gérées et ne recherchent rien d'autre que le bien-être collectif.

Honoré, père d’un handicapé, espère que grâce aux nouvelles dispositions et aux mesures à l'étude, "la personne handicapée sera traitée à égalité avec le candidat valide lors de son intégration dans la Fonction publique et dans les entreprises privées". Si tel était le cas, conclut-il, "cela soulagerait les parents qui aideraient davantage leurs enfants à réussir leurs études".

 

 

Marien Nzikou-Massala

Octobre 2010

Partager cet article

Repost 0
Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
commenter cet article

commentaires

kibamba roseline 06/11/2010 16:02


bjr.je suis une fille sourde de pointe noire qui a le bac a depuis l an 2000 et cela me ferait plaisir si je pourrai definitivement integrer la fonction publique.j ai depose mes dossiers aupres de
l association des sourds muets et j espere bien avoir satisfaction cette annee. cela me fait plaisir que les handicapes integrent car cela nous vaudra du respect a l avenir vu que nous sommes
maltraite par une societe qui ne nous comprend pas assez.J aimerais que les sourds aient tout comme les aveugles un plus de consideration du fait que l handicap n est pas totalement visible.Les
sourds ont besoin de disposer d une quantite suffissante d interprette a la tele pour nous tenir au courant des informations comme les votre,aussi j aimerais animer une emission pour sourd a la
television dans le domaine de l art certes je suis moi meme artiste et ma galerie est au village des artisans.


Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com