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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 12:50

(CRP/Syfia) Au Congo Brazzaville, de plus en plus de femmes du 3e âge subissent toutes sortes de maltraitances, souvent de leurs familles proches. La construction de maisons de retraite serait leur dernier salut…

 

"Je me sens très bien ici. Les membres de cette association me lavent, me donnent à manger et me soignent", remercie Marie-Jeanne*, septuagénaire, pensionnaire d’un hospice construit par l’ONG congolaise Missionnaire Ami à Tchiamba-Nzassi, à environ 50 km de Pointe-Noire.

Marie-Jeanne* y cohabite avec 14 autres femmes du 3e âge. Persuadés qu’elle était atteinte du VIH/Sida, ses enfants l’ont abandonnée : "Ils m’ont laissée quand j’étais malade à l’hôpital. La direction départementale des Affaires sociales du Kouilou m’a alors amenée dans cet hospice", se souvient-elle, visiblement triste.

A Pointe-Noire comme dans les localités du Kouilou, de plus en plus de personnes âgées sont abandonnées et demandent à être internées dans des hospices où des maisons de retraite. Selon les résultats d’un recensement fait en 2011 à Pointe-Noire  par Missionnaire Ami, 2 500 personnes sont abandonnées ou subissent toutes sortes de maltraitances de leurs familles proches. "Mon fils utilise seul l’argent du locataire. Il me menace. Je ne peux pas demander cet argent. Pourtant, c’est ma parcelle. Que l’Etat trouve une solution pour nous au lieu d’attendre qu’on nous  tue !", supplie Bernadette, une sexagénaire.

 

A l’hospice ou à la maison ?

Face à ce nombre croissant de personnes à héberger et à assister dans des maisons de retraite, se pose le problème de la capacité d’accueil.  "Pour nourrir les 25 pensionnés à notre charge (15 femmes sur un site et 10 hommes sur un autre, Ndlr), nous dépensons près de 3 millions de Fcfa (plus de 4 500 €) par mois. Nous avons recours aux donateurs, mais ce n’est pas chaque jour que nous recevons des dons…", explique Marie-Yolande Oniaty, présidente de Missionnaire Ami.

L’article 30 de la Constitution de 2002 dispose que "L’Etat est garant de la santé publique (…) Le droit de créer des établissements socio-sanitaires privés, régis par la loi, est garanti." Espérant jouir enfin de ce droit, les personnes âgées tendent la main aux pouvoirs publics. "L’Etat doit nous construire des maisons de retraite comme cela se fait ailleurs", souhaite Delphine. Un souhait partagé par Marie-Yolande Oniaty : "N’oublions pas que certains ont servi  le  pays. Que l’Etat prenne ses responsabilités en pensant à les loger."

Autre institution, autre vision. "Nous savons que le nombre de personnes du 3e âge est en constante augmentation. Les quelques maisons de retraite qui existent à Brazzaville sont pour la plupart gérées par des congrégations religieuses appuyées par notre ministère", faisait remarquer Emilienne Raoul, ministre des Affaires sociales, lors d’une interview accordée en mai dernier à notre équipe.

Reconnaissant que les hospices de Pointe-Noire ne sont pas appuyés par son ministère, Mme Raoul propose que les jeunes soient éduqués afin de cohabiter et de bien s’occuper de leurs grands-parents : "Tout comme nous disons que la place de l’enfant de la rue est dans sa famille, il en est de même pour les personnes âgées. Ce n’est donc pas à l’Etat de construire des maisons de retraite."

 

*Prénom d’emprunt

Yvette Malonda

Septembre 2014

 

 

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com