Le projet

Le Congo s’engage à partir de cette année dans un processus électoral avec des élections législatives en 2012 et des élections locales en 2013. Soutenu par l’Union européenne, le projet vise à former une équipe de reporters électoraux qui fournira aux médias des reportages et des articles leur permettant de participer pleinement au déroulement apaisé du processus électoral. Les articles et reportages de terrain, proches du quotidien des citoyens, donneront au grand public l’envie de plus s’informer et de participer aux différents scrutins.

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  • Echanges avec des directeurs de médias atelier initial fé
  • Conference de presse Adhuc CJJ OCDH

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(Syfia/CRP) Dans le département du Kouilou au nord de Pointe-Noire, la plupart des propriétaires vendent leurs terres pour avoir rapidement de l'argent. Trajectoire inverse pour Alain Makosso, qui, avec son cadet, a préféré valoriser les terrains cultivables de son père où il plante des arbres fruitiers, des palmiers à huile, du manioc. De quoi lui rapporter à long terme.

 

Cimes de parasoliers et d'autres arbres tropicaux… Vu d'en haut, le panorama sur une profonde vallée et cette vaste forêt dense de Mbana, hameau du département du Kouilou, au nord de Pointe-Noire est superbe. La belle forêt cache une autre richesse : goyaviers, pamplemoussiers, bananiers, maniocs, palmiers à huile… Ici, l'abondance alimentaire pourrait un jour être une réalité. C'est en tout cas le rêve du propriétaire des lieux, Alain Makosso, la trentaine.

En 1997, à cause de la guerre, il quitte Brazzaville et l'université Marien Ngouabi où il était en licence en littérature et civilisations africaines. "Je suis venu à Tchissanga, mon village natal, pour réfléchir sur mon avenir. J'ai appris le maraîchage avant d'être recruté dans ce secteur. Je me suis ensuite retiré à Mbana (environ 5 km de Tchissanga, Ndlr) pour exploiter les espaces cultivables dont dispose ma famille plutôt que de les vendre."

Au Kouilou, la plupart de ceux qui sont devenus propriétaires terriens après la Conférence nationale de 1991, ont vendu ou vendent leurs terres. "Cet argent crée plus de problèmes qu'il n'en résout. Des familles se disloquent ou se retrouvent sans terres cultivables, observe Alain. Il poursuit, les jeunes qui rêvent de métiers dits luxueux (fonctions administratives, Ndlr) sont dans une misère grandissante. Enseignant à la retraite, mon père a estimé que je pouvais faire de notre terre une richesse inépuisable en la cultivant." En 2003, le père cède ainsi à son fils 50 hectares de ses terres.

 

"Aide-toi, le ciel t'aidera !"

Aujourd'hui, Alain Makosso travaille toute la journée dans ses champs. Il y est rejoint en début d'après-midi par son cadet Dieudonné Djembo. "Je soigne d'abord les chimpanzés à l'Institut Jane Goodall, puis je viens défricher ou sarcler", confirme ce dernier. Au quotidien, toutefois, les difficultés sont là. "On avance hectare par hectare. Il nous manque aujourd'hui, par exemple, de l'argent pour acheter des boutures de manioc", cite Alain. Des difficultés qui sont loin d'entamer sa détermination et sa patience : "Je sais que je ne gagne pas encore grand-chose, mais, ces derniers temps, j'entretiens ma famille avec les revenus des premières récoltes. Pour l'heure, seuls les palmiers à huile et les avocatiers ont commencé à produire, mais, c'est sûr, dans deux ou trois ans ça ira !"

Le cultivateur motivé entend consacrer une bonne partie de ses premiers revenus à augmenter sa production de manioc. Et, à terme, son plus grand souhait est de créer une coopérative pour conseiller aux jeunes de cultiver… l'esprit d’entreprise. "Attendre l'État, c'est bien. Mais, aide-toi, le ciel t'aidera ! Il est grand temps que les jeunes du Kouilou le comprennent !"

 

John Ndinga-Ngoma et Sylvie Viviane Messo

Juin 2011


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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 09:18
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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonnera cette action. Il sera garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionnera, formera et suivra individuellement les journalistes, organisera les ateliers et les conférences de rédaction, assurera les relations avec les médias locaux et suivra la diffusion des émissions et des articles.

Le partenaire

Syfia international est le partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français (IciLàBas media) assistera le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Association de droit français, Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action se rapprochera aussi des radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

- L'implication de la Commission électorale et du Conseil supérieur de la liberté de communication permettra une reconnaissance officielle de l'action par les autorités.

 

- Des OSC comme le Comptoir juridique junior (CJJ) et l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) avec lesquelles le CRP est habitué à travailler et qui œuvrent pour la défense des droits humains, l'éducation civique et la gouvernance électorale, participeront activement à certaines conférences de rédaction.

 

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

Syfia international – Emmanuel de Solère Stintzy
desolere[a]syfia.info

20, rue du Carré du Roi

34 000 Montpellier

France

Tel : + 33 4 67 52 79 34

Fax : + 33 4 67 52 70 31

 
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