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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 08:00

(Syfia/CRP) A Mayoko, la production de manioc, ravagée par la mosaïque, est repartie. Une association a distribué des boutures de variétés résistantes. Dans ce district du département du Niari, situé à l'ouest du Congo Brazzaville, les agriculteurs sont soulagés.

 

"Nous avons beaucoup souffert de la mosaïque du manioc à Mayoko (un district du département du Niari, situé à l'ouest du Congo Brazzaville, Ndlr). Aujourd'hui, la  production est repartie. Nous avons arrêté d'importer la farine de manioc (foufou) et le chikwangue (pain du manioc) de Mossendjo et de Dolisie (deux grandes villes du même département)", témoigne Pascal, un habitant de Mbinda, une localité frontalière du Gabon.

L’arrivée de cette maladie a été une véritable catastrophe pour les agriculteurs. "Quand cette plante est malade, le paysan est lui-même malade, le village aussi", résume Jean Ngoko, un cadre du ministère de l’Agriculture. En effet, le manioc est l’aliment de base au Congo Brazzaville. "La consommation par personne et par an est de 425 kg en zone rurale et 175 kg en zone urbaine", précise Maurice Obambi, ingénieur agronome dans ce même ministère, chef de projet de lutte contre les maladies du manioc. La mosaïque est causée par un virus qui attaque les feuilles de manioc qui se rabougrissent et réduit la taille des tubercules.

Selon Maurice Obambi, "les maladies virales sont difficiles à combattre. La solution, c'est de trouver les variétés résistantes. Trois mille clones ont été importés de l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA) à Ibadan, au Nigéria, en 2002", explique-t-il. L’introduction de variétés résistantes dans la région a redonné le sourire aux producteurs très affectés par cette maladie.

 

Distribution de boutures saines

A Mayoko, c’est l’association Amicale Louessé (AL) qui distribue des boutures de ces variétés depuis 2008 à 17 groupements paysans mis en place dans ce district. Selon Anicet Ndongo, vice-président du contrôle et vérification, l’association dispose de deux "parcs à bois", où elles sont multipliées et de 12 champs d’expérimentation. Ces variétés adaptées sont distribuées par le Projet de développement rural (PRODER) présent dans la majorité des départements du Congo.

"Nous avons été formés sur le tas par un agronome. Il nous a appris comment tracer le champ, labourer, planter, entretenir et conserver ces boutures puis sectionner la tige. Nous avons ensuite donné la même formation à d'autres agriculteurs", explique Mamona Tsiba, coordonnateur d’AL, antenne de Mbinda.

Selon Hilaire Mavoungou, qui utilise désormais ces maniocs indemnes de mosaïque, les résultats sont probants. Il parle de tubercules de 20 à 40 cm de long et 15 à 20 cm de large, plus gros qu'avant. "Amicale Louessé est la bienvenue dans cette contrée, parce que les paysans sont en train d'être initiés à refaire des champs. C'est une bonne chose pour les cultivateurs de la zone", renchérit Martine, une paysanne. Mais, tous les cultivateurs ne plantent pas encore ces nouvelles variétés. Certains ne le veulent pas, car les formateurs leur interdisent d’en consommer les feuilles, largement utilisées. Un des agents du Centre de recherches agronomiques de Loudima, dans le département de la Bouenza, au sud du pays, explique : "La cueillette habituelle des feuilles du manioc réduit la taille des tubercules et peut accroître les risques de contamination par la mosaïque."

Jean Thibaut Ngoyi

Mai 2011

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com