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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:12

(Syfia/CRP) Privé de nourriture et enchaîné pendant près d’un an à côté des toilettes par son père et sa marâtre, Isaac, 5 ans, vient de vivre un calvaire. Son cas a fait la une des médias et choqué l’opinion. Aujourd’hui, grâce à des ONG, il mène une vie paisible avec sa mère.

 

« Allo, ça va bien !» Un faux téléphone en plastique collé à l’oreille, Isaac, 5 ans, répète inlassablement cette phrase. Elle résume à merveille son bon état actuel psychologique et physique. S’il est en forme aujourd’hui, c’est sans doute parce qu’il se trouve désormais entre les mains de celle qui l’a mis au monde.

En janvier dernier, avant de retrouver sa mère, Isaac vivait chez son père, photographe et « sapeur » (celui qui s’adonne à l’art de s’habiller) marié à une autre femme. Son père et sa belle-mère l’attachaient avec une chaîne de transmission de moto à un poteau en bois à côté des latrines. Il passait ainsi toute la journée, sans manger. Des voisins lui lançaient quelques beignets, mais refusaient de « s’ingérer dans des affaires privées » et de prévenir la police. Le soir, ses tortionnaires le détachaient. Jusqu’ici introuvables, selon une source policière jointe au téléphone le 29 mars, ils n’ont jamais expliqué leurs actes.

 

« Aller en prison pour avoir maltraité son propre enfant ! »

Selon des voisins, Isaac aurait vécu ce supplice durant douze mois environ. Ce, jusqu’au moment où, en début d’année, le chef de quartier le découvre. Il pesait alors moins de 10 kilos, était complètement déshydraté et ses jambes étaient horriblement enflées. Avec ses plaies un peu partout sur le corps, il faisait alors peine à voir. Son image, diffusée mi-janvier par de nombreuses chaînes de télévision, a choqué l’opinion publique. Au point de mobiliser différentes ONG comme « Génération d’Elie » qui a placé Isaac dans un hôpital en soins intensifs. «Il nous a fallu intervenir très rapidement, en le nourrissant et en le soignant », souligne Bienvenu Obili, responsable de Génération d’Elie. D’autres ONG sont également venues à son chevet en faisant des dons (médicaments, argent, habits, etc.).

Au Congo, d’autres enfants subiraient les mêmes sévices. «Si le cas Isaac a suscité la mobilisation de plusieurs acteurs, c’est parce qu’il a été médiatisé. Or, il peut y avoir des enfants qui endurent des souffrances pires que celles d’Isaac... Il est donc nécessaire que la société civile alerte, sensibilise et participe à l’éradication de ce phénomène », expliquait Joe Washington Ebina, président de la Fondation du même nom, fin janvier dernier.

Pour certains habitants de Pointe-Noire, « l’affaire Isaac » marque le début d’une prise de conscience sur ces violences. «Finalement, on peut aller en prison pour avoir maltraité son propre enfant ! », s’étonnait en janvier Claudette, mère de deux enfants le jour où une chaîne de télévision commentait la loi du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant au Congo.

 

John  Ndinga-Ngoma

Mars 2011

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com