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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:38

(CRP/Syfia) Sur l’île Mbamou, située entre Brazzaville et Kinshasa sur le fleuve Congo, depuis le départ des ressortissants de la RDC en avril dernier, nécessité oblige, une nouvelle solidarité entre les maraîchères et leurs conjoints se développe.

 

"Mon époux quitte le lit à 2 heures du matin pour aller pêcher sur le fleuve Congo. Quand il rentre à 10 heures, il m’aide presque tous les jours à cultiver au jardin (tomates, oseille, aubergines, piment, gombo, etc.)", explique mamanAntoinette Kiatombo, une maraîchère de Loubassa, un village de l’île Mbamou située entre Brazzaville et Kinshasa sur le fleuve Congo.

Depuis les départs volontaires ou les expulsions de l’île Mbamou des 400 ressortissants de RD Congo en situation irrégulière à la suite de l’opération "Mbata ya bakolo" ("La gifle des aînés"), lancée en avril dernier par la police congolaise, plusieurs époux prêtent désormais main-forte à leurs conjointes. "Les choses ont changé. Nos époux sont à présent obligés de nous aider à travailler", observe maman Antoinette.

Auparavant, d’après elle, la plupart des maraîchères de l’île avaient développé une relation d’employeur-employé avec des ressortissants de la RDC. Les départs de ces derniers ont causé d’importantes perturbations. "Quand on louait leurs services, ils étaient obéissants et travaillaient convenablement. On les payait 20 000 Fcfa (30 €) par mois. Certains préféraient accumuler 5 mois pour toucher 100 000 Fcfa  (150 €) et rentrer chez eux à Kinshasa", se souvient, nostalgique, Viviane Samba qui entretenait de bonnes relations avec trois ou quatre de ces travailleurs.

 

Manque de bras

Aujourd’hui, malgré le coup de main de leurs conjoints, les maraîchères espèrent le retour de la main d’œuvre kinoise peu coûteuse. Le temps, peut-être pour ces clandestins d’obtenir tous les documents (passeport, visa, etc.) pour revenir en règle. "Pour l’instant, il n’y a pas de jeunes congolais de Brazza qui ont pris le relai pour nous aider. Nous travaillons seules avec nos époux", témoigne encore Viviane.

De son coté, Julienne Bassolola, une autre jardinière, se réjouit de l’aide ponctuelle des enfants pendants les vacances pour sarcler, faire des sillons, arroser, repiquer les cultures, etc. Maman Antoinette relativise : "On ne peut pas les faire travailler tous les jours parce que ces travaux demandent de la force et sont pénibles."

Cette collaboration familiale, en particulier des époux, s’enracinera-t-elle sur l’île Mbamou ? Toujours est-il que Joseph Louzitou, chef de Loubassa, appelle les maraîchères à persévérer : "Si vous vous découragez, notre village ne sera plus le premier producteur du district en horticulture. Chaque époux devrait aider sa femme dans cette activité qui fait la fierté de l’île Mbamou et qui ravitaille Brazzaville en produits maraîchers."

Jean Thibaut Ngoyi

 

Octobre 2014

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com