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Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:58

(CRP/Syfia) Le contenu des émissions et articles des médias congolais interpelle téléspectateurs, auditeurs et lecteurs. A leurs yeux, selon un sondage réalisé début 2012 à Brazzaville par l’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADDC), seul 1 journaliste sur 10 exerce de façon objective son métier…

 

75 % des journalistes congolais sont des propagandistes, 15 % des griots et 10 %, seulement, des communicateurs, c'est-à-dire des professionnels qui écrivent de façon équilibrée leurs papiers... Tels sont les chiffres chocs annoncés, le 23 octobre dernier, par le président de l’Association pour la défense des droits des consommateurs (ADDC), Dieudonné Moussala, qui n'a toutefois pas précisé le nombre de personnes interrogées lors de ce sondage. Professionnels des médias, éditeurs de presse, représentants de la société civile, organisations de défense des droits de l’homme… Environ 200 personnes ont participé à la rencontre-dialogue organisée par le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) au cours de laquelle les chiffres de cette enquête ont été rendus publics.

Les questions posées aux sondés étaient en substance les suivantes : "Comment jugez-vous les émissions et les articles produits par les journalistes congolais ? Ces productions reflètent-elles, selon vous, des informations équitables et vérifiables ?" D'après Dieudonné Moussala si les réponses sont aussi tranchées, c'est parce que le grand public ne suit presque plus les programmes des chaînes nationales de radio et de télévision, publiques ou privées, les jugeant moins attrayants à cause de la prédominance des émissions à caractère politique. "Les consommateurs ne suivent ces chaînes qu’au moment des communiqués nécrologiques !", a souligné le président de l'ADDC, relevant que ceux-ci se tournent de plus en plus vers les chaînes étrangères en raison de leurs émissions diversifiées.

 

Cartes biométriques et badges infalsifiables

Surpris par les résultats de ce sondage et par les méthodes utilisées pour obtenir ces pourcentages, Romyc Okilas, de Canal bénédiction plus (CB plus TV), une chaîne privée, reconnait quelques "ratés dans des articles et émissions de certains journalistes qui peuvent les qualifier de 'griots' ou 'propagandistes'. Mais, dire que 75 % d'entre eux sont des propagandistes laisse à réfléchir…" Pour Siméon Mbouela, de Radio Congo, aussi présent à cette rencontre-dialogue, "c’est vrai qu’il se pose souvent le problème de la formation des journalistes, mais ces pourcentages ne reflètent pas la réalité."

Se prononçant en faveur d'une formation spéciale des professionnels des médias, en vue de pallier ces manquements préjudiciables à l'ensemble de la corporation, M. Mousssala a estimé que l’information était "une denrée toxique et thérapeutique" (qui peut conduire à la division et aux guerres ou favoriser le développement d’un pays, Ndlr). De son coté, M. Philippe Mvouo, président du CSLC, a insisté sur le fait que sa structure avait beaucoup plus de problèmes avec la presse écrite privée qu’avec les médias audiovisuels. Le Conseil reproche à ces journaux leur manque de professionnalisme, ainsi que le non respect des lois et autres textes régissant le domaine de la communication et de l’information au Congo.

A partir de janvier 2013, le CSLC fera un contrôle administratif au niveau de tous les organes de presse publics et privés. Contrôle à l’issue duquel, avec le concours du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), il établira des cartes de presse biométriques et des badges infalsifiables pour les journalistes. Selon le président du CSLC, "cette carte de presse sera assujettie à des contrôles rigoureux pour éviter l’imposture et protéger le praticien et le métier des prédateurs."

 

Marien Nzikou-Massala

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com