Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
  • Contact

Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

Recherche

.

Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 16:40

(CRP/Syfia) A environ 70 kilomètres de Pointe-Noire, les agricultrices du village de Doumanga cultivent désormais aussi bananes, ananas et maïs. Objectif : contrer le pourrissement des tubercules de manioc en raison des pluies abondantes.

 

"Nous avons récolté en janvier les tubercules de notre groupement. La moisson aurait été bonne, si les pluies n’avaient pas été aussi abondantes... Mais, nous ne pouvons pas interdire à la pluie de tomber !", ironise Jean-Marie Mambou Kokolo, chef du village de Doumanga et membre du groupement "Mioko mu  ntoto" ("La main à la terre", en vili, une langue parlée dans le département du Kouilou.

Doumanga, environ 70 km de Pointe-Noire, est située sur la route nationale n°1, dans la grande forêt du Mayombe, une zone réputée pluvieuse. Ces deux dernières années, les femmes peinent à bien produire le manioc en raison d’une forte pluviométrie. "Nos champs sont la plupart du temps dans des bas-fonds où stagnent les eaux de pluie. Ces dernières pénètrent dans nos tubercules qui pourrissent ensuite", se plaint Emilienne Moutou, une agricultrice.

Jean-Marie attribue lui aussi de nombreux dégâts à cette forte pluviométrie : "En temps normal, après la vente des tubercules ou leur transformation en pain de manioc, un hectare rapportait entre 500 000 et 600 000 Fcfa (entre 760 et 900 €). Aujourd’hui, pour cette même superficie, nous gagnons à peine 250 000 Fcfa (moins de 400 €)."

 

 "S'adapter à cette nouvelle donne"

Devant cette faible production et cette maigre rentabilité du manioc, plusieurs femmes choisissent préventivement de se diversifier avec des fruits et légumes plus résistants à l'eau : bananes, ananas, maïs, etc. : "Pour gagner au moins avec une culture si l’autre ne se développe pas bien, j'ai scindé mon hectare en deux. Une moitié pour le manioc. Une autre pour les ananas", fait savoir Mireille Ngoro. Jean-Marie Mambou Kokolo le confirme : "Nous ne cultivons plus uniquement le manioc."

Emilienne Moutou en est persuadée : "Les femmes doivent s’adapter à cette nouvelle donne. Nombre d’entre elles sont encore habituées à ne cultiver que le manioc. Toutefois, certaines ont dorénavant des champs sur des collines où les eaux de pluies ne stagnent pas. Les boutures de manioc y sont moins exposées aux eaux et se développent mieux."

Pour résister au pourrissement du manioc, la direction départementale de l’Agriculture, par le biais du Programme d’appui au développement des filières agricoles (Padef) a commencé à distribuer à Doumanga en janvier des boutures dites saines. Des boutures immunisées contre la mosaïque du manioc qui auraient déjà fait leurs preuves dans d'autres localités. "Ces variétés résistent efficacement aux eaux et produisent beaucoup", affirme Gervais Tchibinda, directeur départemental de l’Agriculture au Kouilou. Il conseille également aux femmes de revoir certaines de leurs techniques, "d’enfouir complètement les boutures et de respecter un mètre d’écartement entre deux boutures."

Serge Patrick Mankou

 

Février 2015

Partager cet article

Repost 0
Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
commenter cet article

commentaires

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com