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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:43

(CRP/Syfia) L’Association debout femme autochtone du Congo (Adefac) a réalisé un court-métrage financé par le Fonds des Nations Unies pour la population. Objectif : informer les autochtones sur leurs droits. En janvier dernier, lors du tournage à Sibiti, avant que ce film ne soit projeté à Brazzaville et dans d’autres départements du Congo, notre reporter a rencontré Carine Ndzimba-Zer, la présidente de l’Adefac.

 

Femme Plurielle: Pouvez-vous vous présenter et présenter votre association ?

Carine Ndzimba-Zer: Je m’appelle Carine Ndzimba-Zer. La trentaine révolue, j’ai une maîtrise en droit, option droit public. Je travaille actuellement au Parlement comme assistante parlementaire.

L’Association debout femme autochtone du Congo (Adefac), dont je suis la présidente, œuvre pour la promotion et la protection des droits des populations autochtones.

 

Pour quelles raisons avez-vous crée cette association en 2011 ?

C.N.Z. : Je souhaitais répondre aux différentes discriminations dont nous étions victimes en tant que femmes autochtones, en particulier celles qui sont exploitées par les Bantoues pour les travaux agricoles. Je me suis dit qu’il fallait mettre en place une ONG qui s’occupe spécialement d’elles. Au Congo, beaucoup d’associations se préoccupent des autochtones en général, mais il n’y avait pas d’associations pour ces femmes.

 

En séjour à Sibiti, vous avez tourné un court-métrage de 45 mn pour vulgariser la loi du 25 février 2011 portant promotion et protection des droits des populations autochtones. Pourquoi ce film ?

C.N.Z.: L’image est plus parlante que les écrits. La loi est sur support papier, mais, dans ma communauté, peu de gens savent lire. Nous ne sommes pas tous des juristes pour bien comprendre les différents articles. Le film présente donc la loi dans un modèle simplifié. Même si la personne ne comprend pas tout ce qui est dit, à travers l’image, elle peut saisir le message du film.

Il y a en effet une leçon à tirer. A la fin, le monsieur qui discrimine les autochtones est arrêté. Tout cela pour dire que, dorénavant, toute personne qui discrimine les autochtones risque, elle aussi, d’aller en prison.

 

Quelles sont les autres actions de votre association ?

 C.N.Z. : Avant de réaliser ce court-métrage, nous avons effectué des sensibilisations au niveau d’Impfondo (département de la Likouala, Ndlr). Nous avons parlé aux autochtones de leurs droits et de leur participation aux processus électoraux.

En ce moment, nous encourageons aussi les femmes et les jeunes autochtones à faire l’agriculture ou le maraîchage pour améliorer les revenus des familles.

 

Quelles sont vos difficultés à l’Adefac ?

C.N.Z. : La seule difficulté que nous rencontrons, c’est de mobiliser les fonds pour exécuter l’un  ou l’autre projet.

 

Quel est votre rêve pour la femme autochtone ? Comment entendez-vous le réaliser?

C.N.Z. : Mon rêve est de voir un autochtone et un bantou marcher ensemble, sans barrière, ni complexe d’infériorité ou de supériorité. Je veux que la femme autochtone s’élève. Qu’elle aille très loin dans ses études. Qu’elle soit capable de parler en public. Qu’elle ait conscience de ses droits. Qu’elle soit capable de les défendre pour un jour faire partie des instances de prise de décisions.

 

Un dernier mot à ajouter ?

 C.N.Z. : Les actions que nous menons rencontrent l’engouement des femmes autochtones. Partout où je suis passée, je les ai senties heureuses d’avoir pour la première fois leur propre association. Et, lors du tournage, elles se sont montrées très dynamiques, comme de vraies actrices [rires] !

                                                Propos recueillis par Emmanuel Lobondo

 

Février 2015

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com