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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 15:54

(CRP/Syfia) Ancienne directrice départementale de la Promotion de la femme dans la Lékoumou, Marie Florence Minengué, est une retraitée pleine de vitalité. A Komono, son village natal (65 km de Sibiti), elle préside l'association "Lutte contre la Pauvreté". Notre rédaction l'a rencontrée.

 

Femme Plurielle: Pouvez-vous vous présenter s'il vous plait ?

Marie Florence Minengué : Je suis Marie Florence Minengué, sage-femme de formation. Directrice de la Promotion de la femme dans la Lékoumou entre 1998 et 2014, j'ai été admise dernièrement à la retraite. Je suis présidente de l'association "Lutte contre la Pauvreté", une association créée en 2000. Nous œuvrons  dans l'agriculture et, depuis trois ans, aussi dans l'environnement.

 

Comment vous êtes vous reconvertie dans la vie associative à la fin de votre carrière ?

MFM : J'étais déjà dans le monde associatif bien avant la retraite. Mon engagement au service du social s'est raffermi avec mes fonctions de directrice départementale. Il fallait être au centre des activités des femmes et faire leur promotion. Je suis dans le monde associatif, car j'aime servir les autres.

 

Aujourd'hui à la retraite, pourquoi préférez-vous continuer dans la vie associative plutôt que de vous reposer ?

MFM : Je ne pouvais pas me reposer ! Je suis habituée à vivre autrement et il y a les problèmes de la faim auxquels il faut trouver des solutions. Je ne pouvais pas rester les bras croisés, même une fois admise à la retraite.

 

Aujourd'hui, quel bilan faîtes-vous de votre association ? Quelles sont vos perspectives ? 

MFM : Le bilan est positif. Présentement, nous exploitons un hectare de champ de manioc et, cette année, nous comptons cultiver l'arachide et d'autres cultures vivrières sur un champ d'une superficie de 3 hectares. 

 

En tant que femme ayant évolué dans la fonction publique, quel est votre plus grand regret  et votre plus grand succès ?

MFM : Grand regret ? Je n'en ai pas ! Par contre, notre principal succès est d'avoir appris aux jeunes à se prendre en charge eux-mêmes et d'avoir organisé les femmes dans la vie associative. Désormais, dans la Lékoumou, bon nombre d'entre elles sont membres d'une association ou d'un groupement. Pour nous, c'est une victoire et, à ce niveau, ma joie est très grande.

 

Madame la présidente, quel est votre message pour les autres femmes qui luttent contre la pauvreté comme vous ?

MFM : Nous ne devons pas lutter contre la pauvreté en restant les bras croisés. Nous devons plutôt nous donner à fond dans le travail de la terre. Les femmes doivent surtout prendre conscience que le développement d'une nation passe aussi par elles.

 

Propos recueillis par Emmanuel Libondo

Janvier 2015

 

 

 

 

 

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com