Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
  • Contact

Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

Recherche

.

Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 16:51

(CRP/Syfia) A Sibiti, dans le département de la Lékoumou, épouses et époux peinent souvent à travailler dans un même champ et à se répartir les fruits de leur labeur. Toutefois des exemples encourageants existent. Un débat a été organisé autour de la question dernièrement.

 

"Les relations entre les époux dans l’exécution des travaux champêtres." C'est autour de ce thème qu’un débat communautaire a été organisé à Sibiti, dans le département de la Lékoumou, en décembre dernier. Débat animé en français et en kituba par Ruth Kokolo et Clarisse Milandou, deux journalistes du projet "Journalistes, associations et autorités locales contribuent à un meilleur respect des droits des femmes rurales pour lutter contre la pauvreté". Les échanges se sont déroulés sous la supervision de Gaston Elbi Enkari, coordonnateur de ce projet piloté par le Centre de Ressources pour la Presse (CRP) en partenariat avec Syfia international, avec l’appui financier de l’Union européenne.

Vingt-cinq participants (19 femmes et 6 hommes) venus du monde associatif et des autorités locales ont débattu, sans langue de bois, sur les relations parfois tendues qu’entretiennent les époux pour travailler aux champs. Certains ont déploré le manque d’harmonie dans les couples sur cette question : "Avec mon épouse, nous avons beaucoup d’incompréhensions sur la répartition de la production et des revenus. Dès que je finance les travaux champêtres, je ne vois pas par où passent les résultats, à l’exception de quelques morceaux de manioc qu’elle me met dans l’assiette pour manger !", a regretté Jean Denis Toutou Ngamiyé, président de l'Association pour la promotion socioculturelle des autochtones du Congo (APSAC) et chef de ménage.

 

Gérer ensemble les revenus

Jean Pierre Ngono, secrétaire du quartier n°6 Indo, a déploré lui aussi, bien qu’étant en couple, l'absence de solidarité régnant habituellement entre un monsieur et sa dame : "L'homme a sa plantation et la femme a aussi la sienne. Pourtant, logiquement, le couple devrait s’accorder pour travailler un même champ. Souvent, c’est la gestion des revenus qui pose un réel problème."Vincent M., un autochtone qui a également pris part au débat, a confirmé : "Mon père et ma mère ont l’habitude de travailler ensemble leur champ, mais quand il s’agit de repartir l’argent de la récolte, mon père prend tout et l’utilise dans la boisson..." Ainsi, pour éviter d’être trop souvent brimées par leurs maris, certaines autochtones préfèrent travailler "dans les plantations des femmes bantoues moyennant 1 500 Fcfa  (2,30 €) par jour, au lieu d’aller dans leurs propres champs", a souligné Jean Pierre Ipolo, un autre autochtone.

Mais, dans certaines ménages, a avancé une frange des participants au débat, épouses et époux vivent en parfaite harmonie. "Dans notre foyer, avec mon mari, à la veille de chaque saison, nous nous accordons sur le lieu où notre champ sera travaillé, les modalités de paiement de la main d’œuvre et les autres tâches à venir", a fait savoir Angélique Ndossa, présidente de l’association Femme et production. Joséphine Ngouomo, présidente de l’association des Femmes dynamiques de Makoubi (une bourgade de Sibiti) a elle aussi témoigné : "Mon mari et moi n’avons jamais eu de difficultés à propos des travaux champêtres. Je garde les revenus générés par notre activité, mais nous les gérons de commun accord."

Une entente qui permet de maximiser la production et de faire le bonheur de toute la famille, a fait remarquer Marguerite Ngono, présidente de l’association Femme de Bambama. A ses yeux, en effet, "les époux ont intérêt à s’entendre au début de chaque saison pour produire plus et lutter contre la pauvreté."

Emmanuel Libondo

Mars 2015

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
commenter cet article

commentaires

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com