Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
  • Contact

Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

Recherche

.

Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:39

(CRP/Syfia) Amour Nakavoua est l’une des rares femmes peintre en bâtiment à Sibiti. Encouragée par ses proches et les passants, elle compte parfaire ses connaissances et rêve de former d’autres femmes et pourquoi pas aussi des hommes à son métier.

 

Femme Plurielle : Depuis combien de temps êtes-vous peintre en bâtiment ? Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Nakavoua Amour : Je suis Amour Nakavoua, la vingtaine révolue, célibataire et mère d’un enfant. Je suis peintre en bâtiment depuis plus d’un an. C’est par passion que j’en suis arrivée là. Depuis l’enfance, j’ai toujours rêvé de devenir peintre. Petite, j’étais fascinée par le mariage des couleurs et je voulais faire un travail d’homme. Mes parents, convaincus "qu’il n’y a pas de sot métier", m’ont laissée faire le travail de mon choix.

 

Pouvez-vous nous citer quelques une de vos réalisations à Sibiti ?

N.A. : Avec l’un de mes maîtres-formateurs, nous avons peint le "Motel Lékoumou" (une propriété du Conseil départemental, Ndlr). J’ai également peint un bâtiment de l’école primaire Henri Bounda, sans oublier les boutiques au quartier n°5 Moussanda, la maison d’une autorité de la place, et bien d’autres habitations.

 

Quel est votre plus grand succès professionnel ?

N.A. : Mon grand succès est sans doute simplement d’être dans ma tenue de peintre. Quand je la porte, je suis toujours encouragée par les passants. Ils sont d’abord étonnés de voir une femme exercer un métier salissant, puis ils semblent admiratifs.

 

Quelles sont vos difficultés à exercer ce métier, ici à Sibiti?

N.A. : Nous avons souvent des problèmes pour décrocher des chantiers. Comme je suis une femme, les gens, habitués aux hommes, hésitent à me confier leurs maisons à peindre.  Ils doutent de mon savoir-faire.

 

Que pensent vos parents et votre entourage de votre métier ?

N.A. : Ils me donnent la force de ne pas abandonner. Mon oncle, qui est mon tuteur et chez qui je loge, m’encourage aussi dans mon métier.

 

Que dîtes-vous à d’autres jeunes femmes qui pensent qu’être peintre est un métier salissant réservé qu’aux hommes?

N.A. : De nos jours, la peinture n’est plus la chasse gardée des hommes. Dans nos grandes villes, il n’est pas rare de voir des femmes chauffeurs, contrôleurs ou mécaniciens. Ces jeunes femmes, qui ont honte d’apprendre les métiers des hommes, perdent leur temps. Elles doivent arrêter de n’apprendre que la couture ou la coiffure et aller plutôt au-delà pour faire tout ce que l’homme fait…

 

Quelles sont vos ambitions comme peintre en bâtiment ?

N.A. : Je souhaite approfondir mes connaissances, devenir leader dans le département de la Lékoumou et former d’autres femmes… et pourquoi pas les hommes aussi !

 

 

Propos recueillis par Emmanuel Libondo 

Partager cet article

Repost 0
Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
commenter cet article

commentaires

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com