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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:45

(CRP/Syfia) A peine élue, Elisabeth Mapaha, l’administrateur maire de Mossendjo, met en place une gestion participative de sa cité. Avec sa population, elle entend apporter des changements concrets au quotidien.

 

 « Enfin, une femme à la tête de notre ville ! C’est une bonne nouvelle pour nous. Nous bénéficierons probablement d’un peu plus d’attention que du temps où les hommes dirigeaient. Des femmes seront peut-être recrutées cette fois-ci, par exemple pour les travaux d’assainissement. » Germaine Mouwembé, habitante de Mossendjo, se félicite de l’élection d’Elisabeth Mapaha à la tête du Conseil municipal, le 23 octobre dernier. La nouvelle élue devient ainsi la première femme maire de cette localité du département du Niari d’environ 18 000 âmes, située à environ 500 km au nord-ouest de Brazzaville.

Pour plusieurs habitants, cette élection est un « miracle ». Elisabeth Mapaha a en effet obtenu 13 voix sur 25 au Conseil municipal, alors que son parti, l’Union panafricaine pour la démocratie et le progrès social (UPADS, opposition), au terme des élections locales, n’avait que 5 sièges à ce même Conseil municipal… « Les conseillers de Mossendjo ont mis de côté leurs divergences au profit de la communauté », analyse madame la maire.

Chez Elisabeth Mapaha, 55 ans, l’engagement politique ne date pas d’hier. Son défunt père, Jean Mboungou, pasteur et président de l’église évangélique, trouvait incompatible ce militantisme avec la religion. « Un jour mon père a fini par me dire : si tu deviens une femme politique, ça ne m’étonnera pas. Toi, tu es aussi déterminée qu’un homme »,  se souvient-elle.

 

Tous comptables

Un tempérament à l’image de son nom. Mapaha signifie ainsi « défis », en tsangui (une des langues du Niari). Aujourd’hui, madame la maire entend relever ses nouveaux défis avec ses administrés. « Nous sollicitons les avis des chefs de quartiers, du haut conseil des sages et d’autres couches sociales sur des questions comme l’assainissement. Questions à inscrire dans le budget municipal »,  précise Elisabeth Mapaha.  Dès sa prise de fonctions, elle a par exemple revu à la hausse le prix de l’électricité après avoir demandé l’avis de la population.

Avant qu’elle ne soit élue, la Société nationale d’électricité (SNE) livrait le courant uniquement entre 18 et 22 heures. La quittance à payer était alors de 8 000 Fcfa (12 €). Après sa prise de fonctions, Elisabeth Mapaha a réuni dans une salle les habitants pour leur demander leurs besoins et comment faire face au coût supplémentaire de carburant pour alimenter les groupes électrogènes. Après un vote à main levée, le tarif est passé à 11 000 Fcfa (près de 17 €), mais les habitants ont désormais le courant entre 8 et 12 heures et entre 18 et 22 heures.

Une évolution positive, selon madame la maire : « Les populations ont besoin de l’électricité la journée pour faire fonctionner leurs activités. La ville vit essentiellement de l’informel. La gestion participative fera que chacun se sente comptable de la gestion de la ville. ».

Déterminée à poursuivre sur sa lancée, Elisabeth Mapaha promet aux femmes d'organiser des formations pour « partager son expérience surtout en politique. » Dans cette perspective, elle dit avoir crée un service en charge des questions du genre à la mairie. Selon elle, « il faudra livrer bataille en raison du faible engagement des femmes et de l’attitude des partis politiques. » 

 

Femme de "courage et d'engagement"

Cadre à la Congolaise de gestion et de loterie (Cogelo), Elisabeth Mapaha a occupé dans cette société les responsabilités de directrice départementale dans le Niari et Brazzaville avant de terminer comme assistante aux projets du directeur général. Elle en est persuadée : « L'homme peut échouer là où la femme peut s’en sortir. Tout dépend des qualités  et des projets. Le sexe ne détermine pas la réussite ou l’échec.»

Elisabeth Mapaha voudrait à présent « regrouper les jeunes et les femmes en coopératives afin de les amener à mieux se prendre en charge et à bénéficier de crédits. » Autant d'initiatives qui font dire à Albert Maloula Nzambi, ancien maire et député de la localité, que l’actuelle maire a « du courage et de l’engagement, le reste c’est le combat du terrain. »

Serge Patrick Mankou

 

Février 2015

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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commentaires

Dorian 11/04/2017 08:38

Beaucoup d'informations données ici ne sont pas vraies. Il y a environ 1200 personnes à Mossendjo. Pas 1800. Et la ville est la 2e plus importe du Niari, se sitiant au Sud-Ouest* du pays, donc de Brazzaville (pas Nord-ouest). Mon père est l'actuel maire, au cas où vous vous deamderiez l'objet de mon intérêt pour l'article

Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com