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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 08:41

(CRP/Syfia) Dans  le département du Niari, peu de femmes ont été élues au terme des élections locales du 28 septembre dernier. Pourtant, elles étaient nombreuses à se présenter pour participer au développement de leurs communes. Retour sur les raisons de cet échec.

 

"Aux locales (28 septembre dernier, Ndlr), rares étaient les femmes têtes de listes", déplore un citoyen de Dolisie au lendemain de la session inaugurale du conseil municipal de cette ville et du conseil départemental du Niari. Session qui s'est tenue le 23 octobre dernier sur l'ensemble du territoire national et au cours de laquelle chaque conseil s'est doté d'un bureau exécutif. A Dolisie, celui-ci ne compte aucune femme.

 

Barbe Bissombolo, conseillère municipale pour le compte de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, opposition), estime, elle aussi, que le jeu électoral était faussé dès le départ : "Presque toutes les candidates étaient mal classées. Quelque fois 4ème, plus souvent 8ème ou en fin de listes." Angélique Yeya, candidate malheureuse du Parti congolais du travail (PCT, majorité présidentielle), pointe du doigt les dirigeants des partis et associations politiques qui, selon elle, placent toujours les hommes en position plus favorable.

Faux, rétorque Innocent Makabana, conseiller municipal candidat indépendant. Pour lui, le problème vient en grande partie des femmes elles-mêmes qui se sous-estiment : "Peu d'entre elles ont pris la responsabilité d'être têtes de listes pendant les locales. Sur ma liste, elles ont été alignées en fonction de leur capacité à fédérer les électeurs." Un calcul gagnant pour toutes et tous, selon Barbe Bissombolo qui observe que certaines femmes classées 4e sur l'une ou l'autre liste ont "ratissé large les électeurs au profit  des  hommes mieux placés qu'elles..."

 

"Accepter les 'listes zèbres'"

Selon les résultats officiels publiés par le ministère de l'Intérieur, le conseil départemental du Niari compte à présent 5 femmes élues sur 61 sièges à pourvoir (moins d'un élu sur dix est une femme !). Deux d'entre elles ont fait leur entrée à la suite du retrait de deux autorités qui siégeaient déjà à l'Assemblée et au Sénat. Quant au conseil municipal  de Dolisie, seules 8 des 45 conseillers sont des conseillères (moins d'un élu sur cinq est une femme). Ce nombre est légèrement en baisse par rapport à la mandature sortante.

Pourtant, la loi électorale prévoit un quota de 30 % de femmes sur chaque liste. Le directeur départemental des Affaires électorales Manuel D’olivéra assure que "le quota a été respecté par tous les partis. Nous avons examiné toutes les listes des candidats. A Dolisie, le quota était de 7 femmes par liste .Quand ce critère n'était pas observé, la liste était  rejetée."

Face au faible nombre de femmes élues dans les institutions locales, Manuel D’olivéra pense que "le gouvernement se bat pour le respect de la parité, mais, pour gagner ce combat, nous devons accepter les 'listes zèbres', c'est-à-dire les listes homme-femme-homme-femme." Barbe Bissombolo adhère à cette proposition et va même plus loin : "Les femmes doivent se battre pour l'alternance sur les listes et pour devenir, elles aussi, chefs de partis politiques. Elles doivent participer au développement de leurs localités."

Victor Bivihou

Décembre 2014

 

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com