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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 10:34

(CRP/Syfia) A Pointe-Noire, après les descentes de la direction départementale de la répression des fraudes et des OSC, les premières sanctions commencent à tomber contre les vendeurs qui n'affichent toujours pas leurs prix. Pour le plus grand soulagement des consommateurs, premiers contrôleurs…

 

Obliger commerçants et vendeurs à afficher leurs prix. A Pointe-Noire, depuis l'an dernier, la direction départementale de la répression des fraudes multiplie les descentes dans les marchés, boutiques, supermarchés et autres étalages. Objectif : informer sur la loi du 1er juin 1994 portant réglementation des prix, des normes commerciales, constatation et répression des fraudes. L'article 5 de cette loi stipule que : "Tout vendeur ou tout prestataire de service doit, par voie de marquage, d'étiquetage, d'affichage ou par tout autre procédé approprié, informer le consommateur sur les prix."

Une disposition obligatoire pourtant mise aux oubliettes ces dernières années par la plupart des commerçants qui fixent les prix à leur guise. Ce qui favorise la spéculation et contribue à augmenter le coût de la vie. Par cette campagne dite "permanente" qui se déroule ailleurs dans le pays, en particulier à Brazzaville, le ministère du Commerce espère donc alléger le panier de la ménagère et lutter contre la vie chère. "Plus d'une fois, je n'ai pas pu m'acheter des produits, car je me disais que je n'avais pas la somme qu'il fallait, les prix n'étant pas affichés. En plus, pour un même produit, on a plusieurs prix… Donc, au moment d'acheter, on hésite, on se dit qu'on peut trouver moins cher ailleurs dans le marché", confie Blandine Mvou-Mvou, une consommatrice rencontrée au marché de la Raffinerie, dans l'arrondissement 5 Mongo Mpoukou de la capitale économique.

 

Etablissements fermés, commerçants verbalisés

Ces derniers mois, accompagné de contrôleurs des prix, Gaspard Massoukou, directeur départemental de la Concurrence et de la répression des fraudes commerciales, sillonne les marchés et espaces commerciaux exhortant les commerçants et vendeurs à afficher leurs prix. "Vous êtes libres de les fixer, mais ils doivent être visibles. Si un client sollicite une réduction vous êtes libres d'accepter ou pas", indiquait-il par exemple en juin dernier, lors d'une de ses descentes au marché central de Pointe-Noire. Pour informer plus largement, des banderoles appelant au respect de la loi ont été déployées en ville, en particulier dans les zones des marchés. Des équipes de contrôle ainsi que des OSC descendent régulièrement sur le terrain pour un suivi. En l'espace d'une année, plusieurs établissements ont été fermés et de nombreux commerçants verbalisés. Ils s'exposent à de nouvelles amendes en cas de récidive.

La campagne commence à porter ses fruits, d'après Jean Claude Mabiala, président de l'Association de défense des droits des consommateurs congolais (ADDCC) : "Nous avons enregistré des résultats satisfaisants en centre-ville, mais il reste encore du travail à faire dans les zones périphériques", nuance-t-il. L'initiative du ministère du Commerce paraît en tout cas déjà appréciée des consommateurs. "Hier, avant de fixer un prix, le vendeur regardait d'abord le visage de l'acheteur…", se souvient l'un d'entre eux, Fréderic Nakavoua. Quant à Anaclet Kalumba, président du marché des artisans du stade Anselmi, il promet d'amener ses vendeurs à afficher eux aussi leurs prix. Jean Claude Mabiala estime que le consommateur devrait être le premier contrôleur, étant donné que c'est dans ses droits de connaître les prix des produits et services dont il a besoin : "La population doit exiger des vendeurs la visibilité des prix ! Nous descendons sur le terrain pour vérifier que ces derniers sont affichés et demander aux vendeurs de se conformer à la loi, car ils sont eux aussi consommateurs des produits vendus par d'autres ! Donc ils peuvent être victimes eux aussi du manque d'affichage d'autres commerçants."

 

Délivrer des factures

L'absence d'affichage préoccupe aussi les autorités municipales qui interviennent à travers leurs représentants tels les régisseurs des marchés. "La loi a un caractère national et s'applique aussi bien à Pointe-Noire que dans les autres villes du Congo. Mais, il nous arrive, quand la situation l'oblige, d'interpeller les directeurs départementaux concernés par des questions sociales qui préoccupent nos concitoyens", explique Jean François Kando, premier secrétaire du bureau exécutif du conseil municipal et départemental. La direction départementale de la répression des fraudes attend encore plus de ce conseil, comme le souligne Gaspard Massoukou : "Nous souhaitons qu'au-delà de la loi nationale, les élus locaux prennent une délibération qui aura valeur de texte local rendant obligatoire l'affichage des prix de vente de biens et services."

A noter qu'obligation est aussi faite aux commerçants et vendeurs de délivrer des factures à leurs clients (article 9 de la loi de 1994). Cet aspect est également contrôlé lors des descentes de la direction départementale de la répression des fraudes...

 

Lucie Prisca Condhet

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com