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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 09:04

(CRP/Syfia) A Pointe-Noire, autorités locales et chefs de quartiers échangent régulièrement sur les questions de développement et de pauvreté. Un cadre de concertation pour une gestion plus participative de la cité.

 

Elus locaux et chefs de quartiers se sont donnés rendez- vous dans un hôtel en bord de mer. Au compte rendu des deux dernières sessions du bureau du Conseil départemental et municipal succèdent les questions-réponses. Les chefs de quartiers évoquent les difficultés quotidiennes de leurs populations. Ces échanges se sont déroulés fin décembre dernier. A Pointe-Noire, la concertation initiée par l’assemblée locale depuis son installation en 2008, semble être devenue la règle.

Au départ, la volonté des élus était double : informer les populations sur leurs principales décisions et avoir une idée de leurs préoccupations. "Nous organisons (après chaque session ordinaire du Conseil, Ndlr) des rencontres. Les chefs de quartiers parlent de diverses questions de pauvreté (fourniture d’eau, gestion des ordures, ponts cassés, routes, Ndlr)", résume Jean-François Kando, 1er secrétaire du bureau exécutif du Conseil municipal et départemental de Pointe-Noire.

 

Doléances en partie satisfaites

Une méthode participative désormais bien ancrée dans les mentalités. "Les conseillers ont été élus au suffrage universel, ils ont donc l’obligation de rendre compte aux citoyens de ce qu’ils font", estime Thérèse Mabika, chef de quartier à Loussala. A côté de ces rencontres, figurent celles instituées par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation en 2011. Désormais, toutes les assemblées locales sont obligées de rendre compte aux électeurs des travaux de leurs sessions ordinaires. Une enveloppe spéciale de 400 000 Fcfa (plus de 600 €) est remise à cet effet à chaque conseiller par descente. "L'initiative est appréciable, mais il faut que les doléances des populations se traduisent dans les faits. Ces dernières restent par exemple confrontées aux problèmes d’eau", nuance Victor Kaya, président du Consortium panafricain des droits de l’homme de lutte contre la toxicomanie (CPDHLCT).

Pour Jean-François Kando, chaque chose en son temps : "Les problèmes qui peuvent trouver des solutions rapides sont repris par le bureau exécutif (construction d’une passerelle ou d’un pont, Ndlr). Ceux qui demandent des fonds plus importants (routes, canalisations) sont prises en compte dans le cadre du programme d’investissements que nous adoptons en décembre pour préparer le budget annuel en février." Un programme qui serait donc élaboré à partir d'un état des lieux fait par les populations.

Certains chefs de quartiers reconnaissent avoir émis des doléances qui ont, au moins en partie, trouvé satisfaction. "Un forage d’eau a été construit. Mais, notre quartier reste difficilement accessible, surtout en saison des pluies. Nous attendons toujours la construction d'une voie principale d’accès", fait remarquer Thérèse Mabika. De son côté, la présidente de l’Association congolaise pour la santé publique et communautaire (ACSPC), Yvette Saya, note : "Nous avons reçu des moyens logistiques des autorités municipales qui nous ont permis de mettre en place un système de traitement des ordures ménagères dans le 3ème arrondissement." Lambert Pembé, chef de quartier dans le 2ème arrondissement, dit avoir lui aussi reçu une réponse favorable des autorités : "Les travaux de canalisation d’une de nos avenues ont commencé, se réjouit-il, avant de relativiser. Les questions liées à l’assainissement demeurent un casse-tête chinois. Il nous faut suffisamment de bacs à ordures."

 

Dialogue civique

Les chefs de quartiers disent échanger au quotidien avec leurs populations, car ils vivent dans la même zone. Une proximité précieuse, surtout en période de crises. Lors de la campagne de lutte contre l’épidémie de poliomyélite en 2010, ils ont par exemple informé les citoyens sur le respect des règles élémentaires d’hygiène et orienté les malades vers les centres de traitement.

Lors des échanges avec les élus locaux, la citoyenneté occupe aussi une place de choix. "Nous interpellons les chefs de quartiers sur l’organisation des élections. Nous leur demandons de bien organiser le recensement et d’initier à temps la distribution des cartes d’électeurs", souligne Jean-François Kando. Pendant les dernières législatives, Thérèse Mabika dit ainsi avoir utilisé des crieurs publics qui sillonnaient le quartier avec leurs mégaphones pour inciter les gens à se faire recenser et à aller accomplir le moment venu leur devoir civique. Elle a aussi appelé au fair-play politique et à l’acceptation de la différence et des résultats. Des actions qu'elle entend relancer pendant les prochaines élections locales.

L'exemple de la capitale économique commence à faire école. En 2012, lors d’une concertation de la mairie de Pointe-Noire délocalisée à Dolisie, les chefs de quartiers ont discuté avec la mairie sur comment lutter contre la campagne électorale avant le démarrage officiel. Pour Victor Kaya, l'implication des chefs de quartiers dans le processus électoral est importante, mais il milite aussi pour "une bonne organisation du scrutin, qui incite les électeurs à prendre le chemin des urnes."

 

Serge Patrick Mankou

 

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com