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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
  • Le blog de Syfia Congo Brazza
  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 09:54

(CRP/Syfia) A Pointe-Noire, la fin des "demi-terrains", ces trajets fractionnés et coûteux, n'est sans doute pas pour demain... Toutefois, le plaidoyer de représentants de la société civile commence à être entendu par les autorités.

 

A Pointe-Noire règne depuis une dizaine d’années la loi des "demi-terrains". Ces dépenses multiples liées aux trajets fractionnés qu'imposent aux usagers les transporteurs en commun. Dans la capitale économique, se déplacer d’un quartier à l'autre est devenu un coûteux parcours du combattant. Par exemple, si vous empruntez un bus de Mongo-Kamba (arrondissement 4 Loandjili au nord-est) pour le centre-ville, comptez près de 450 Fcfa (environ 0,70 €), alors que le montant homologué est de… 150 Fcfa (0,23 €). Les transporteurs en commun ont en effet pris l'habitude de fractionner ce trajet en plusieurs étapes : Mongo-Kamba à Roy et Roy au centre-ville. Quant à la course en taxi, il vous en coûtera aujourd’hui en moyenne 1 000 Fcfa (1,52 €), voire 2 000 Fcfa et plus, surtout la nuit. Le montant homologué n'est pourtant que de… 700 Fcfa (1,06 €).

Ces derniers temps, dans le but de lutter contre ces pratiques, l’Association de défense des droits des consommateurs du Congo (ADDCC) a multiplié les déclarations à l’endroit des pouvoirs publics (mairie et préfecture) pour que ceux-ci s’impliquent et résolvent ce problème. Le 29 octobre dernier, l'Association prévoyait d'organiser une marche de protestation. À en croire Jean-Claude Mabiala, son président, "aucun véhicule de transports en commun ne devait circuler ce jour-là. Tout le monde devait marcher." Il n'en a finalement rien été. La manifestation a, en effet, été suspendue une semaine auparavant à la suite d’une réunion conjointe entre la préfecture, le secrétariat général de la mairie, les directions départementales des transports et de la sécurité civile, les syndicats des transporteurs, la force publique (gendarmerie et police) et l’ADDCC.

 

"Surveiller les chauffeurs impénitents"

L'Association a fait marche arrière pour marquer son "début de satisfaction" : "Notre objectif était d’amener les autorités à s’intéresser à la question des transports en commun à Pointe-Noire. La réunion qui vient de se tenir prouve que notre appel a été entendu. Nous avons suspendu la marche, parce que la préfecture a promis de mettre en place une commission de travail (avec notamment des représentants de la mairie, de syndicats et de patrons de transporteurs, de membres d'ONG et de policiers, Ndlr) pour faire rapidement des propositions et surveiller les chauffeurs impénitents."

En attendant que cette commission soit véritablement opérationnelle, la grande offensive contre les "demi-terrains" semble avoir commencé. Les autorités prévoient en effet de déployer des policiers en civil sur certains trajets… A plus long terme, l'ADDCC espère la mise en place d'une société municipale de transports publics pour veiller plus facilement au respect de la réglementation.

 

John Ndinga-Ngoma

 

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com