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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 08:11

(CRP/Syfia) Depuis son ouverture à la circulation en 2011, la route nationale n°1  favorise l’écoulement des produits des femmes de l’intérieur du pays vers des centres de grande consommation. Elles subviennent ainsi plus facilement à leurs besoins et participent aux dépenses de leurs foyers.

 

Maniocs, tomates, choux, carottes, bananes plantains, arachides… Les produits agricoles pullulent au marché de la gare routière de Mongo Kamba, à l’entrée de Pointe-Noire, sur la route nationale n°1 (RN1).

Ce marché est aujourd’hui le point de chute des véhicules transportant des produits agricoles en provenance des zones rurales, comme le fait savoir Olga, habitante de Mboukou, un village à quelques kilomètres de la capitale économique : "Trois fois dans la semaine, je fais le déplacement de Pointe-Noire pour vendre du manioc. Au village, il n’ya pas assez d’acheteurs, tout le monde est producteur !"

"Grâce à la route nationale, je sors facilement mon produit du village pour Pointe-Noire", se félicite également Béatrice Lengoumba. Elle fournit du charbon de bois vendu à 3 500 Fcfa le sac (environ 5 €). Son gain est fonction de la quantité fabriquée, mais aussi des facilités de transport entre Mboubissi, village à 70 kilomètres de Pointe-Noire et le marché de Mongo Kamba. Désormais, elle dit effectuer plusieurs rotations et gagne mieux sa vie qu’avant, "le transport n’est plus un casse-tête chinois."

Son commerce porte des fruits et Béatrice en est fière : "Aujourd’hui, je ne dépends plus essentiellement de mon mari. Je peux faire face à mes besoins et participer à la vie de mon foyer. Les soucis de transport sont dorénavant derrière moi !"

 

Au bord de la route…

Mais, certaines Congolaises et certains Congolais ont le sentiment d’avoir été abandonnés au bord de la route du développement et ce pour diverses raisons… Ainsi, même si la RN1 passe par Makola, localité à 40 kilomètres de Pointe-Noire, les habitants disent ne pas en profiter pour le moment. Jacqueline Toukoula le regrette : "La route est là, mais nous n’en tirons pas profit, à cause de la faiblesse  de notre production agricole."

D’autres n’ont pas la chance d’être sur le tracé de la RN1. A l’image des populations de Ntandou–Ngoma, à 60 kilomètres de la capitale économique. L’enclavement de ce village rend difficile la commercialisation de leurs produits. "Chaque année, nous produisons des hectares de maniocs, mais nous éprouvons des difficultés pour les écouler, faute de route. Si nous étions sur la route nationale N°1, on vendrait mieux nos produits", regrette Alain Fouti, chargé à l’organisation de l’Association communautaire des activités productives et humaines (ACAPH) de Ntandou-Ngoma. Les membres de cette association, des femmes en majorité, sont gagnées par le désespoir… "Elles se demandent pourquoi continuer à produire si elles ne peuvent pas vivre du fruit de leur travail…", résume Alain Fouti. Avant d’ajouter : "Seule une route peut nous redonner le sourire, à l’instar de nos frères et sœurs qui sont le long de la RN1 !"

Des femmes de plusieurs localités enclavées ont du mal à tirer profit de leur travail. Leur production périt souvent dans le grenier. Pour tenter d’y remédier, le ministère de l’Agriculture a lancé, en 2012, un projet de commercialisation des produits agricoles. Ainsi, des véhicules d’une capacité de 30 tonnes affectés à ce projet transportent, à bas prix, les produits des paysans vers les villes. 

Des prix réduits appréciés par les intéressés. "Notre tarif est parfois réduit de 5 000 Fcfa (7,5 €)", affirme Omer Mandzila Mouandza, vice-président de la coopérative des commerçants transporteurs des produits agricoles Bouenza, une des associations bénéficiaires des véhicules de ce projet du ministère de l’Agriculture. Il conclut, lui aussi satisfait : "Avant la route, les femmes vendaient essentiellement leurs produits au village. Avec la RN1, elles vendent à Pointe-Noire et gagnent plus."

 

Serge Patrick Mankou

Juillet 2014

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Published by Syfia Congo Brazza - dans articles presse
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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com