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  • : Le blog de Syfia Congo Brazza
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  • : Sur ce blog, vous trouverez des articles et des émissions sur la société civile congolaise. Un projet soutenu par l'Union européenne et mené par Syfia international et le Centre de Ressources pour la Presse (CRP).
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Le projet

Soutenu par l'Union européenne, le projet encourage le dialogue entre les autorités locales et les organisations de femmes qui luttent contre la pauvreté et pour un meilleur respect de leurs droits en milieu rural. Les journalistes vont jouer le rôle de médiateurs en favorisant notamment les rencontres débats entre ces trois groupes.

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Articles réalisés avec l'aide financière de l'Union européenne. Le contenu de ces articles relève de la seule responsabilité de Syfia international et du CRP ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Crée en 1994, le Centre de ressources pour la presse (CRP), association à but non lucratif de la presse congolaise, coordonne cette action. Il est le garant de la ligne rédactionnelle en étroite collaboration avec son partenaire, Syfia International. Il sélectionne, forme et suit individuellement les journalistes, organise les ateliers, les débats communautaires et les conférences de rédaction, assure les relations avec les médias locaux et suit la diffusion des émissions et des articles.

30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 17:43

(CRP/Syfia) A Djambala, de plus en plus de femmes dirigent des associations ou des groupements agricoles. Un premier pas vers l’égalité et la parité ?

« Nous ne vivons plus dans l’Antiquité ! Autrefois, la femme était toujours reléguée au second plan. Aujourd’hui, elle se bat pour être l’égale de l’homme. Un homme directeur ? Une femme directrice aussi ! », martèle Joëlle Martine Gabio, présidente du groupement Jeunesse Onari d’Abala Ndolo.

D’autres femmes de Djambala partagent cette opinion. « Avant, la femme était réduite à de simples travaux ménagers… A présent, étant donné son niveau d’éducation, le genre et la parité, elle veut rattraper cette injustice imposée par la coutume », souligne Germaine Inko.

La présidente de l’association Terre promise et directrice départementale (‘DD’) de l’Intégration de la femme au développement des Plateaux observe qu’après avoir suivi diverses formations, plusieurs femmes de Djambala sont désormais à la tête d’OSC ou de groupements agricoles. Pas un hasard, donc, selon cette ‘DD’, si les femmes s’impliquent plus dans les travaux champêtres et produisent davantage. Reste, insiste-t-elle, à valoriser leur travail : « Il faut que la femme se retrouve, qu’elle soit fière de ce qu’elle fait, au point de vouloir faire de l’agriculture une profession. »

Après les OSC, les partis politiques ?

Jean Pierre Mountali, chef de quartier Ngambao à Djambala, voit aussi une évolution avec une vingtaine d’associations féminines contre aucune auparavant, mais il relativise : « Le niveau déjà atteint n’est pas négligeable, mais nous souhaiterions que la femme continue à faire un effort pour que, réellement, la parité soit prônée dans notre pays. C’est un problème d’éducation, un travail de longue haleine. Chez nous, on peut dire que la femme vient de loin… » Pour ce chef de quartier, la prochaine étape à franchir pour les femmes serait d’accéder à des postes à responsabilités dans les partis politiques.

Pour Bernadette Malouri, présidente de la Coopérative chrétienne pour le développement du district de Djambala, la femme devra en tout cas continuer à prôner « la dynamique du travail en groupe ». Selon elle, « quand les femmes sont organisées, elles peuvent solliciter des financements auprès de l’Etat ou des bailleurs de fonds pour tenter de réduire un tant soit peu la pauvreté. »

Colette Otankon, présidente des Compagnons du devoir et de l’action, une association travaillant sur la santé et l’assistance des personnes vulnérables, fait en tout cas confiance aux femmes leaders de Djambala pour continuer à se mobiliser et à s’émanciper.

Jean Thibaut Ngoyi

Décembre 2015

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Le partenaire

Syfia international est partenaire du CRP dans la mise en œuvre du projet. Son bureau français, l'association Journalistes Médiateurs (J'M), assiste le CRP dans la gestion financière de l'action et le suivi rédactionnel des journalistes, en particulier dans la production des articles. Syfia regroupe 15 agences de presse dont 12 en Afrique (parmi lesquelles le CRP) et 3 en Europe. Les 100 journalistes de l'équipe travaillent en réseau pour produire et diffuser des informations prioritairement destinées aux médias et aux lecteurs et auditeurs du Sud.

Les medias associés

La vingtaine de journalistes participants sont tous membres de radios ou de journaux de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Sibiti, Djambala et Ewo. Leurs responsables diffusent les émissions et les articles réalisés dans le cadre du projet et participent activement aux formations. La présente action mise en particulier sur les radios rurales pour élargir la diffusion vers l'intérieur du pays.

 

Autorités et OSC associées

24 associations de soutien aux femmes et 24 autorités locales (4 sur chacun des 6 sites de l'action) prennent l'habitude de se réunir régulièrement. Les OSC rurales sont davantage connues des médias et reconnues par les autorités.

Contact

Centre de Ressources pour la Presse – Gaston Elbi Enkari
g.elbienkari(a)gmail.com

 

Syfia international – Bureau français : association Journalistes Médiateurs - 125, rue Raimu - 34 070 Montpellier - Emmanuel de Solère Stintzy
edesolere(a)gmail.com